‹ Epigraphie de l'eglise Notre-Dame de DijonChapitre 33 sur 89 · CHAPELLE DITE DE BARJON · texte numérisé non relu

CHAPELLE DITE DE BARJON

A la quatrième travée du même collatéral, sur le frontispice renaissance d'une chapelle aujourd'hui démolie et dont il ne reste que cette porte, on lit sur une banderoUe, l'inscription suivante , en lettres gothiques :

€a €\)apellt tn Vi\onnenv l^ts Cinq |)la$e0 •

Deux phylactères, soutenus chacun par une main qui arrose une corbeille de fleurs, portent deux autres inscriptions semblables en lettres romaines :

Selon le temps • Selon le temps •

Au-dessus du cintre, sous l'accolade, on voit un écusson qui est : (Tor, à trois lions de gueules naissant de trois boisseaux dazur. Ce sont les armes des

Bouesseau, lesquels ont fourni des maîtres à la Chambre des comptes et un conseiller au Parlement de Bourgogne, et qui furent seigneurs de Barjon ^^K

La dévotion aux Cinq-Plaies s'établit en France un siècle avant celle du Sacré-Cœur. Jean Dénocheau et sa femme, Jeanne Délavai, fondèrent une chapelle à Paris sous le titre des Cinq-Plaies, en 1523 <2\ Cette chapelle devint plus tard l'église paroissiale de Saint- Roch, en conservant pour fête titulaire celle des Cinq- Plaies. A son tour, la chapelle qui fut fondée à Notre- Dame, le 13 janvier 1560 <3^ « en l'honneur des Cinq- Playes », constitue un des titres les plus précieux de cette même dévotion.

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