JEHAN DE PULIGNY, DIT CHAPPELAIN
Inscription placée sur une pierre tumulaire dans la chapelle de Notre-Dame de l'Apport (transept sud de l'église).
Mfssive l(\)an &c jjJulijitv,
dit Cl)appellain)
cl)ei>a[lier]^ s[ei]g[neu]r &e la MXote ^f lillj^
en l'attumr rt révérence ie ÎDiru
rt
de la 0lon0u$e oiergr Mariey
p0ur Ir salut ies âmes
île lut
&e ses père et mère,
de maîiame sa femme,
île leurs enff[ans],
parans, amis et bienfaiteurs,
eu espécial
île feujT le IRov Cl)arles ln^
le &UC 3el)[au] île 00ur0[00ne]
îierrain trespassej,
le \^x\c |îl)[ilippe] &e flourgCogne]
qui est a pres[eut],
lesquels
il a l0U0ucmeut serais,
C0me leur C0nseiller et cl)ambellan,
a f0nîié,
en reste rl)appelle
&e n0s[tre] ^ame île r3lpp0rt,
une l)aulte messe à noie île n0s[tre] îiame
p0ur rl)asrun i0ur perpétue[l]lm[ent],
n0mée la messe matinaul,
qui sera cl)antée au p0int îiu iour
par Tun ^es ct)app[elains] île reste église^
ar0mpa0né
île ^eujr îi'ireuU messires rl)app[elains]
pour aiîier à rl)anter laîi[ite] messe.
Çequel ct)appfllain célébrant
sera tenu
&e &irC)
après r0rai80n principal^
une propre oraiBon pour le&[U] f0nîintr ;
aprèg lai[he] meggc,
lui déuedtu de cl)apc seulement^
sera tenu,
apcc le0d[U0] deujr aut[re0] rl)appcllain0)
îrc &ire
le &c p[r0]fun^t0
pro m[ea] anima et i^iîielium •
3tem>
an '\oviv ^u mar&j^
ieu&5 et 0ame^5)
lei[it] cl)appellain,
aprpes] lai[ite] meôôe eélébrée,
sera tenu
&e &ire
le dertiice des trespasse;.
3tem,
et par cl)a0cun samed^)
t0U0 Ie0d[it8] el)app[elain0]
cl)anter0nt à n0te 00lempnelle^
îiepant l'autel Mcelle fl)appeUe^
après C0mplie0,
le reôp0n0 (fcaude, ^laria,
et la pr00e 3nt)i0lata)
avec les tiersets et 0rais0ns ac0utumés.
jâfit ânAcir.
OTt Mi§é flds et Iflors sococssaKs noms bk'it'
C'nyKt fintaor
Innr « p#Br or Wbbt et «sâs
à piipîljutr
fbtsïfwxs Mlfs mtcs et mMVHS.
t«at fttawrtîrs ^ar ni frcar «llnk.
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Crs^wUTes] cIimcs
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rs Idtrrs sbt rr fitîrt^rs^ et pASsTrrs]
]hi cfinisntfranit >r âtoisfeijpuvr' fâkhr
et du rfttpenl' '
^ & Cstîntnr >r Diiin,
mrr ïr rrons.
'1; Cette ligne en sorcharge.
€r6C|uelUô lettres
00nt au tregor îrc crête église
en la jarie
^eô^[it6] pr0fureur, marriglier et paroif[l)ien6]^
ponv seureté perpétuelle^
qui furent faift[e0]
le xxvn^ jaur &e juinj Tan mil cccc mu.
jpriej ÎDieu p[0u]r leô[it] f0nieur.
3lmen.
Jehan de Piiligny paraît dans d'autres actes avec les titres de « chastelain et capitaine de Talant ^^^ ». La fondation ayant été faite à des conditions assez onéreuses pour les chapelains, Henri Maréchal donna, le 14 février 1437, en augmentation de la première rente, plusieurs articles de cens d'une valeur d'un peu plus de quinze livres. Guillemote, veuve de Jehan Mongin, d'Eschenon, y joignit, le 6 juillet 1441, d'autres articles de cens d'une valeur d'un peu plus de trois livres, et Jehan de Puligny y ajouta lui-même, le 25 juillet suivant, une rente annuelle de trente livres.
Cette messe matinale quotidienne avait pris une vogue qui lui attira de nouvelles libéralités et qui dura longtemps. Jehan de Livry donna, le 12 décembre 1452, cent livres de rentes, afin que tous les prêtres de Notre-Dame fussent tenus d'assister aux cinq fêtes de la glorieuse vierge Marie, la Conception, la Purification, l'Annonciation, l'Assomption et la Nativité, à la première messe « que Ton dit et célèbre chaque jour en ladite église Nostre-Dame, devant et en l'honneur
(1) Palliot, Familles de Bourgogne^ I, 248. — La Barre, Etat des officiers, etc., p. 186.
d'ycelle glorieuse vierge Marie ». Le 7 septembre 1520, Jehan Devaux lui fit la modeste offrande d'un peu plus de deux livres de cens, et M"* Burgat lui donna, le 17 mars 1645, une rente considérable, trois mille livres, mais avec fondation de deux anniversaires <*>. On voit par tous ces détails combien l'idée de Jehan de Puligny fut appréciée et quel respect dut s'attacher à son nom.