LEQUEL A DONNÉ CETTE TAPISSERIE
Savolle, qui s'écrit aussi Savol ^^\ est peut-être le même nom que Savot. Ce nom fut porté, sous cette forme, par Zacharie Savot, greffier alternatif des Etats de Bourgogne en 1596, dont la petite-fille, Claude Savot, épousa Etienne Bossuet, d'Aizerey (*\ Avant Zacharie, nous trouvons les frères Savot, de Saulieu, en 1579, et après lui, un Savot, de Saint-Mesmin,
(1) Peincedé, I, 743.
(2) L.-B. Baudot, 88 et 105.
(3) Peincedé. XIX, 9 et 54.
(4) Les Bossuet en Bourgogne, Nourry, Dijon, 1903, p. 217.
en V\)ùme\xv île la benoîte îrintté,
îre la nirrge iflarge,
rt îre toute la eour eeleete îre Jparaîriô,
en Tan m îi rf f f m,
ont îronné et fonîré
les el)Ode0 qui dVnduioent :
2l00eaooir)
en eette îitete (Cdgltse, quatre annioersatred
par el)adeun0 an
perpétuellement eélébréô auîr. autel îre la Crotr^
avec otgilled a neuf leçons et dtattond^
auf qutn^t[e0me0] îred mote
îr'aporil, iuillet, octobre et jaupier,
à quatre eierges alluméd
0ur leîr. autel et sépulture
îresîr. fonîrateurd
tant à la granîre messe qu'à otgilled.
21 el)a0cun0 îreeîr. quatre annioersatred)
îrotboent îristribuer
et mettre les îrtdtributiond îree cl)appellain0
îreur Ibred îre pain et oin/
demblables à celles îresîrictd cl)appellain0
et aujT plu0 procl)ain0 parent^
îre0îr. fonîrateurd îre leur maison^
à cl)a0cun0 une lipre^
en préférant le madculin an féminin ^^\
(1) Le texte de l'acte de fondation est plus clair que celui de l'épitaphe : « Pour ladicte dotation et fondation desdicts quatre anniversaires et
0nt (mU mt mtsst cotxbimne annuelle rt perpétuelle^
ei)antée à n0tte^
à m i)eure0 îru matin
aprèd îremge l)eure 00nnée
au d0n k la cloc))t îre r(C00ltde^
le t^$ntanet)e^
t^u nom ^e 3l)é0U0^
le lun^5^
îre0 %répa00é0)
le marîrj^
îre la Trinité)
le mercreîrg^
îre0 2ln0e0)
le ieuîrj,
^u C0rp0 îre Bieu^
le penîrreîrj,
îre la Cr0ijr^
quatre vigilles sera, chascun an, à chascun desdicts anniversaires, qui sera quatre foys l'an, es jours susdicts, faict dystribution, aux fraicts et despens desdicts chappelains, de vingt cinq livres de pain et vin, lesquelles livres se dystribueront, asscavoir, à chascun anniversaire, deux livres dudict pain et vin, à moy ledict Legrand et audict maistre Bernard de Cirey, que est à chascun une livre, à chascun anniversaire, revenant à huit livres, chascun an, pour lesdicts quatre anniversaires. Et après nos décès, asscavoir, celle qui adviendra à moi, ledict Legrand, à mon prochain parast, demeurant audict Dijon, et de ligne en ligne, aux descendants dexi^urant audict Dijon et non aultrement, préférant les homes aux femes ; et celle audict maistre Bernard de Cirey, à son plus proche parent, du cousté de madicte feue feme, et aux descendants de ligne en ligne, demeurant audict Dijon, préférant les homes aux femes. » — A. N.-D., carton 1, l"^* layette B.
îreuf (oh Vatii
la onlle îre pasqmti
et la mllt ie V^ssomption [îre] ïloBivt IDamt^
et
p0ur U marguUlkr, à la rl)arige îre lui rt sté sncceMtnvfi rnavi^mlliev^
en laîr. (Bj^lm^
îre p0rter par rl)àdcune erpmàtne
unr f0i$ 0u îreuf f0td la depmatnr,
îre IVau benirte pljrfn Uîr. r0uer0t
p[0u]r Us tredpaddéd^
et onltvt ce i|ue t^e^aud^
tr0td Ibred îre pain et ^in^
demblables à reliée îredîr. ri)appellain$ îre réand^
lesquelles der0nt îristribuees
au premier îres quatre annitiersairee dessus trérlarée^
ad0ra00ir :
îreuf p0ur le buffet^
et une p0ur le marinier.
ÎDieu agt Tame îresiict? fonîrateure.
3lmen.
(Figure cTun cœur.)
€dp0ir en Bien. Ce caur à Bien.
Cette inscription qui se lisait jadis « sur une table ou plaque de cuivre infixée à un pilier de ladite église», a été conservée en vertu de la délibération suivante :
« Le dymanche deuxiesme d'apvril 1690, Messieurs
Jean Boiihîei' et Jean Baillet, con[seillcrs] du Roy en sa cour de Parlem[ent] de Dijon, Anthoine Fourneret, escuyer, con"" secret"^^ du Roy, maison et couronne de France, (Nicolas) Perot, Anthoine Vauthier et Gérard Rober, marchands bourgeois, tous fabriciens et Bâtonnier de l'esglise paroissialle de Nostre Dame de cette ville, assemblés en la chambre du trésoi", à l'issue de la grande messe pour délibérer des affaires de lad. esglise, ayant recogneu q[ue] du consenlem[enJl de messire Pierre François Bernard Legrand, cheualier, comte de Saulon, con" du Roy audict parlement, commiss" aux requestes du palais, reçu président à mortier en survivance au même parlem[en]t, héritier et pelit fils de Guillaume Legrand, son trisayeul, desnommé dans rinscriplion suivante, on auoit cy devant faict ester une table de cuiure jaune, garnye d'ung cadre de mesme matière, qui estoit posé à l'opositte de l'autel de la Croix, attendu q[ue] cette table nuizoit à la décoration de ladicte esglise, et en suitte du susd. consentement. Messieurs les fabriciens et bâtonnier ayant faict fondre le cuiure de ladicte table, dont ils ont faict faire des chandeliers p[ou]r orner le grand autel de lad. esglise, ils ont ordonné q[ue] l'Inscription grauée en lettres gottiques sur lad. table sera insérée en suitte de la présente délibération, et que extraict de lad. Inscription et de la p[rése]nt[e] délibération sera délivré par nostre secret[aire] audict sieur comte de Saulon.
» Signé ; Bouhîer, Baillet, Fourneret, N. Perot, Vautier, Robert. »
Guillaume Legrand appartient â une famille ancienne, originaire de Baigneux, et qui a fourni des trésoriers généraux, un conseiller et un président au Parlement
de Bourgogne, des maîtres, des présidents et des premiers présidents à la Chambre des comptes. Nommé, le 30 août 1521, à la place de Jacques Thésut, et reçu le 5 septembre suivant, il résigna en 1545, en faveur de Bénigne Legrand, son neveu ^^\
La famille de Cirey , à laquelle se rattachent Thomasse et Bernard, neveu de cette dernière, est connue en Bourgogne dès le quinzième siècle. Ses principales illustrations sont : Jehan de Cirey, abbé de Cîteaux, à qui l'on doit le premier livre imprimé à Dijon, et Bénigne de Cirey, le vicomte-maïeur de la défense de 1513 <*>.
LU
PAUL MAYRE
Quatrain mis sur le pied du bâton de l'Association de Notre-Dame ^^^ :
Paul • illûjre it cxxmv entier • Jtxt • fûire • ctst • jmûge • neuf • Pur • un • jrûui îréôir • ôtuigulter • t'm • mil cinq • cens • cinquante • neuf •
Ce bâton ne se trouve ni à Notre-Dame, ni dans la collection des anciens bâtons de confréries de M. l'abbé Cordier. Il appartenait à l'Association de l'Assomption, qui fut jadis très florissante à Notre-Dame.
(1) J. d'Arbaumont, Armoriai, p. 144,
(2) J. Thomas, La Délivrance de Dijon en Î5Î3, Dijon, 1898, p. 73.
(3) L.-B. Baudot, 91, 110.
La famille Maire, ou Mayre, a fourni deux membres à la Chambre des comptes, Hugues, en 1631, et Pierre, en 1680 <*>. Un autre Hugues fut chassé de Dijon par le duc de Mayenne, en 1589 <*>. Louis est cité parmi les notables de la ville, en 1513 ^^K Jehan Maire figure dans une Montre de 1470. Un autre Jehan est qualifié bourgeois de Dijon, en 1424. Enfin, pour ne pas trop multiplier ces noms, Nicolas Maire paraît dans un acte du 10 novembre 1375 <*>.