‹ Epigraphie de l'eglise Notre-Dame de DijonChapitre 52 sur 89 · PRÊTRES · texte numérisé non relu

PRÊTRES

Celle des deux petites cloches dont rinscription a été conservée, fut destinée à sonner les réunions du clergé paroissial <*>. Elle portait :

Laudate Deum in cymbalis jubilationis.

M. Bénigne Berbis, coNER AU Parlement de Bourgongne,

SEIGNEUR DE VeVROTTE EST MON PAREIN,

DAME Marguerite Bouhier,

FEMME et compagne DE MONSIEUR BÉNIGNE LeGOUX,

CONER AUD. Parlement

est ma mareine.

Bénite par M. Pierre Quenot,

bachelier en Sorbonne, vicaire perpétuel,

etans fabriciens messieurs

Jean de Maillard, conër, Nicolas de la Toison,

aussi conër,

Bénigne Boulier, avocat,

Claude Cuisenié, Pierre de Roqueleine, m'*%

Michel, notaire royal.

Fait AU MOIS DE May 1663 <2).

(1) L.-B. Baudot, 90, 109.

(2) Les fondeurs, nommés, comme on l'a vu, sur la cloche précédente, reçurent 450 livres pour prix de leur travail.

Bénigne Berbis était fils de Philippe Berbis, conseiller au Parlement, et d'Odette Ocquidem. Il épousa Catherine David et fut le chef de la branche des seigneurs de Rancy. Marguerite Bouhier <*\ ou plutôt Magdeleine, fille d'Etienne Bouhier, seigneur de Pouilly, Marcilly et Lantenay, conseiller au Parlement, et de Magdeleine Giroux, épousa, le 10 juillet 1636, Bénigne Le Gouz, de la branche des seigneurs de Saint- Seine. La famille Bouhier, l'une des plus distinguées du Parlement de Bourgogne, s'est partagée, à la fin du seizième siècle, en deux branches, celle des Bouhier- Bernardon et celle des Bouhier de Lantenay, que nous retrouverons l'une et l'autre. Dix-huit Bouhier sont entrés au Parlement, dont cinq avec le mortier de président ^*\ Les noms des cinq fabriciens, que nous a déjà montrés la Portière, reparaissent ici. Jean Maillard et Nicolas de la Toison furent pourvus de leur office de conseillers au Parlement, l'un, le 30 janvier 1631, l'autre, le 4 décembre 1645 <3). Nous avons parlé des Maillard. La famille de la Toison, originaire d'Autun, a fourni un autre conseiller au Parlement dans la personne de Claude, fils du précédent, et des militaires de divers grades (*\ Nous connaissons Bénigne Boullier. Claude Cuisenié, qu'on écrit aussi Cusenier et Cusené, d'une ancienne famille d'orfèvres de Dijon, était fils de Claude Cusenier et de Philiberte Brechillet. Il acquit, en 1677, une charge de trésorier de France et mourut, en 1713, en laissant ses biens aux pauvres <^\ Quant à Pierre de Requeleyne, sa famille

(1) Marguerite Bouhier, sœur de Magdeleine, épousa Pierre Baillet, le parrain de la seconde cloche ou la Portière.

(2) Beaune et d'Arbaumont, 134.

(3) Palliot, 300 et 326.

(4) Petitot, 143. - J. d'Arbaumont, 461.

(5) A. D. C, série E, 658. — J. d'Arbaumont, 471.

a fourni quatre officiers à la Chambre des comptes, un conseiller au Parlement, un vicomte-maïeur de Dijon, un trésorier de France, un commissaire aux requêtes du Palais, sans parler d'un autre qui remplit plusieurs charges à la Cour. Il acheta, en 1669, avec son frère Michel, la moitié de la baronnie de Longepierre, et, en 1679, un office de secrétaire du roi au Parlement. Après sa mort arrivée en 1690, Martine Lescot, sa veuve, fonda un service religieux à Notre- Dame <*>.

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