‹ Epigraphie de l'eglise Notre-Dame de DijonChapitre 56 sur 89 · SECRÉTAIRE DE LA FABRIQUE · texte numérisé non relu

SECRÉTAIRE DE LA FABRIQUE

Claude Bouru, M^ bâtonnier,

Antoine Ormancey, marguillier.

Les fondeurs ont été François Burel père et ses pils,

AU MOIS DE May 1727.

Le premier évêque de Dijon, Jean Bouhier, fut baptisé à Notre-Dame, le 14 mars 1666. Désigné, dès 1726, pour le siège épiscopal de la capitale de la Bourgogne, il ne fut installé qu'en 1731. Le vicomte-maïeur, Etienne Baudinet, fut pourvu de l'office de procureur du roi en 1707 et remplacé en 1722. Sa famille a fourni des grands maîtres des eaux et forêts, des trésoriers de France et des conseillers au Parlement de Paris <*>.

Le parrain, Jean Bouhier, premier fabricien, était fils de Jean Bouhier, seigneur de Versalieux, conseiller au Parlement, et de Françoise de La Mare. Ils appartenaient à la branche des Bouhier-Bernardon. La marraine, Jeanne-Marguerite Baillet, d'une famille que nous avons déjà rencontrée, était fille unique de Lazare Baillet et de Marthe-Henriette de La Michaudière ; elle mourut en 1732 <*\

Le second fabricien Jean-Baptiste-Bernard Filzjean, seigneur de Prestes, remercia, sous le portail, le parrain et la marraine de leur générosité, en les reconduisant après la cérémonie. Il appartenait à une famille originaire d'Avallon, qui a fourni des lieutenants généraux au bailliage de cette ville et plusieurs membres aux cours souveraines de Dijon <3>.

(1) Cf. deJuigné, III, 92; - J. d'Arbaumont, 489.

(2) J. d'Arbaumont, 464; - de Juigné, VII, 291.

(3) A N.-D., reg. 15, cote 32, f« 155.

Sur les autres fabriciens, des renseignements précis nous manquent. Quant au secrétaire de la Fabrique, Jean-Baptiste Magnien, il fut pourvu de son office de conseiller-secrétaire du Roy, audiencier en la Chancellerie, le 4 juUlet 1726, et y fut remplacé, le 30 aoât 1742, par Gabriel Davot, professeur à FCnivcrsité de Dijon ^*\

Les fils de François Burel s'appelaient François, Jean-Baptiste et Pierre. Le père était établi à ChampigneuUes, Tainé des frères, à Chaumont-la-Ville, le second reprit la maison paternelle et le troisième vint à Damblain. Us tiennent un rang distingué parmi les fondeurs du Bassigny. Leurs noms se trouvent sur un certain nombre de cloches de la r^on, par exemple à Saint-Etienne de Saint-Mihiel et à Mattaincourt ^^K

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