LXXVII-LXXIX
Nous donnons ici trois inscriptions relatives à une
(!) Né à Volnay le 4 avril 1810, décédé à Dijon le 14 mars 1891.
même relique, et qui sont réunies sur un même reliquaire. La première est l'authentique de la relique :
Os DE CORPORE S^' DeODATI MaRTYRIS.
On voit cette authentique sur une petite boîte en bois de foyard, ayant 0™ 12 de long, 0™ 075 de large, et 0"" 055 de haut. Cette boîte est fermée par un crochet en fil d'archal, ficelée de trois cordons de soie rouge et scellée de huit cachets de cire également rouge. Quatre de ces cachets présentent un écusson épiscopal aux armes des Neufville-Villeroy : dazur, an chevron (Vor, accompagné de trois croisettes ancrées du même. Les quatre autres portent les lettres entrelacées J. C, avec cette légende : Fides cum lege concordat.
Une seconde inscription manuscrite indique la provenance de la relique :
Al) usuM Parochialis EccLESiiE d'Authon(*>.
Une troisième est gravée en demi-ovale : N. G.; puis L^ grande majuscule, coupant l'ovale en deux; enfin, tOdil
A cette date. Ferdinand de Neufville-Villeroy était t^v^iiuo do ('hartiYs. Les reliques ont été, ce semble, anlrefols ivnformées dans une pierre taillée, une pierre trantol pout-iMri\ H ny en a pas d*autres de ce nom dauH notre diocèse, mais on en conserve au presbytère
[U Ow H i^^vi\ |>«r nn^wr, Àuchon^ localité qui n'existe pas. Il y a plumIi^uim Authon; lo hl«»on de» NcufSille-Villeroy indique qu'il s'agit ici, «rAuthou \K«W'Ot»l.oirK oheMicu de canton de 1,439 habitants.
d'Authon une assez importante, qui est malheureusement dépourvue d'authentique. Il existe plusieurs saints du nom de saint Dié ou saint Déodat.
(SANS DATE
Nous terminons par l'indication d'une relique précieuse entre toutes, bien que de formes très exiguës. En voici la teneur :
Vraie Croix.
Cette authentique se trouve placée au-dessous de deux petites parcelles du bois de la croix du Calvaire, ayant l'une environ 0'"012 de long, l'autre environ 0"™ 009, et disposées en forme de croix latine dans une petite châsse d'argent sertie de six fleurs de lis d'or, et portant au revers un cachet de cire rouge aux armes de Mk"^ Rivet. Ce petit joyau s'encadre dans une monture d'argent qui s'adapte elle-même au chevet d'une croix d'ébène de 0*" 60 de hauteur, le socle compris, et dont les extrémités, ainsi que les gradins de la base, sont munies d'une garniture aussi d'argent et terminées en boules. Le chevet est orné, à son tour, d'une gloire aux rayons d'argent, tandis qu'une guirlande finement ciselée, avec feuilles de lierre et brillants de diverses couleurs, entoure la châsse et court dans tous les sens sur les deux bras de la croix.
FiNITO LIBELLO, SIX LAUS ET GLORIA ChRISTO