‹ Epigraphie de LuchonChapitre 20 sur 60 · Archéologie pyrénéenne, t. n, p. 150, et l. m, p · texte numérisé non relu

Archéologie pyrénéenne, t. n, p. 150, et l. m, p

Cet autel, qui porte pviBfericulum et patère sur les paroiî$, avait été découvert quelques années avant le précédent, par M. le marquis de Castellane, à l'extrémité méridionale de la vallée de Ludion, non loin de Cierp ; mais M. de Castellane avait lu à la première ligne NARDO sioxi, et M. Dumège avait fait de ce mot le dieu nardosiox*. M. Barry a rectifié ce texte « gravé en caractères grêles et maigres, dont les traverses sont à peine indiquées suivant les habitudes épigraphiques du troisième siècle*. »

En comparant cet autel au précédent, n** 14, on voit qu'il s'agit évidemment du même dieu dont le nom s'écrivait de deux manières : Alardossxs et Alardostus.

Un troisième cippe, provenant de Valcabrère et déposé également au Musée de Toulouse, est dédié aii hiême dieu, Alnrdossi, par Fabius Montanus, fils de C. Le père du consécrateur est désigné par la simple initiale c (Caius?).

Un fragment d'autel, trouvé près d'Auch, au milieu de débris gallo-romains et d'inscriptions funèbres^ porte encore ces lettres :

LARDOS

Ce fait suffît à M. Barrj^* pour lui faire supposer que le monument était consacré à Alardossis et que le culte de ce dieu s'étendait de la vallée de Luchon, où il avait pris naissance, jusque dans le territoire des Auscii !

Je n'ai point trouvé, dans le pays de Luchon, des

l. Calaloyue du Musée de Toulouse, p. 44, n. 80. Toulouse, chez Douiadotire, 1835.

1. Vu dieu de trop dans la mythologie des Pyrénées. Itevue de rAcadémic de Toulouse. 1858, p. 105 et suivantes.

3. Note sur quelques inscriptions inédites récemment découvertes aux environs d'Auch (sans date), p. 2.

lieux dont les noms rappelassent de près ou de loin ceux de Alardoss, Expreenn, Iscitt. Toutes mes recherches sur le sens hypothétique du mot Alardoss sont également demeurées vaines. Je n'assume^ du reste, aucune responsabilité au sujet de la signification des noms de nos anciennes divinités. « La plus grande réserve, dit M. Desjardins*, est commandée par l'état actuel d'une science qui se trouve aujourd'hui en bonne voie, mais qui n'en est cependant encore qu'à ses premiers débuts... Il ne peut s'agir^ à l'heure où nous sommes, que de la physionomie, c'est-à-dire de l'apparence un peu vague qui fait songer à l'ibérien plutôt qu'à la langue gauloise ; car l'alternative n'est possible qu'entre ces deux origines, ces noms ne pouvant en aucun cas être attribués au vocabulaire latin, pas plus que les dieux qu'ils désignent ne sauraient l'être au panthéon romain : s'ils y sont entrés, ce n'est certainement que par l'adoption, qui fut faite après la conquête, de toutes les divinités topiques sous le nom universel de Lares Augustes. »

i. Géographie de la Gaule romaine, t. ii, p. 393.

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