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» J*ai découvert cette inscription en 1876 ; mais je ne Tai pas encore publiée et je suis heureux de pouvoir en ofllVir la primeur à votre savante Compagnie. Elle date, me parait-il, du huitième ou du neuvième siècle. Sur le marbre, qui mesure Om 92 de hauteur et Om 41 de largeur, sont aussi gravés une croix, quatre cercles, des damiers et des ornements à chevrons,
> Je propose de lire et de traduire ainsi ce texte : Lu]^us Esmtm, homnum oplimus, mundo hoc obis. Bealus eo-eî f>ene Ubi erit. — Loup Esmon, le meilleur des hommes, tu as quitté ce monde. Tu es heureux et tu seras [toujours] bien. >
. ■ Cette dernière phrase est empruntée à la Bible, deuxième verset du psaume cxxvii.
> Pour la lecture de ce texte, j*ai été aidé par un érudit. M» Ernest Mérimée, professeur de rhétorique an lycée de Toulouse. > BuUHin de la Société nationûle des Antiquaires de France» année 1879, p. 53-54.
Cette inscription est surmontée de deux bustes» hauts de 0™42, sculptés en demi-relief: celui d'Hotarris et celui de Senarris. La femme porte un collier et des boucles d'oreille. On voit que Texécuteur testamentaire, Bontar, a voulu se bien acquitter du soin que lui avaient confié ses parents.
Les lettres sont d'inégales grandeurs et très-rapprochées les unes des autres, notamment celles de la troisième ligne.
Jamais texte épigraphique ne fut plus défiguré que celui-ci, considéré même par M. Nérée Boubée* et par M. V. Fons' comme « composé de caractères celtiques, arabes ou romans... » Il suffira d'indiquer ici la lecture de M. Castillon^ d'Aspet', sans commentaires :
c( llotar. Riorco Lainsse Senati Elo7ii filia Rebonia?* Ilotai^risse Exies Laynenio. »
M. Barry, le premier éditeur sérieux de cette inscription, a d'abord* lu le deuxième mot orcolarris; mais, plus tard*, il a lui-même corrigé cette erreur d'une lettre, en écrivant orcotarris.
SILANIAESEPA NMETFAVSTI ANONEPOTI
Dis ManibuSj Silaîiiœ^ Serani f[iliie], et Faustiaiw nepoti. — a Aux dieux Mânes, à Silania, fille de Seranus et à Faustianus, son petit-fils. »
Église de Cazaux-l'Arboust. H. 0™72; L. 0™54.
1. Bains et courses de Luchon, deuxième édition, p. 336. Paris, chez Eloffe.
"2. Voyaye historique et pittoresque de Toulouse à Daijnères-de'Luchon, p. 128. Touluuse, chez Jougla, 1849.
:\. Histoire de Lnchon, p. 148.
i. Revue archéologique, année 1834 ou 1855, p. 224.