‹ Epigraphie romaine du Poitou & de la SaintongeChapitre 11 sur 190 · DES • III · texte numérisé non relu

DES • III

(1) La première puissance n'avait pas de numéro et la sixième ne commencerait pas par un I.

« Lecture proposée :

(( Periinax trihunUiâ poiestate.

consul designatus III. » Ledain b.

Notre copie :

imper alor XI, pater patriœ

AXTRIBVNI (Jetn liés) MPXI PP Ce DES IT^

[Impieratorl) Caes[ari) L[uci6) Sept[imio] Severo, Aug[usto), pio, pont(ifîci) m]ax(imo), trihuni[c[ia) pot{estate) X, co[n)s[uli) III, i]wp[eratori) XI, p{atri) p{atriae), co[n)[s{uli)] des[ignato) IIÎ[I,

A l'empereur César Lucius Septime Sévère, Auguste, pieux, grand pontife, revélu de la puissance tribunice pour la 10° fois, 3 fois consul, salué empereur pour la IP fois, père de la patrie, consul désigné pour la 4"-^ fois

Le fragment très mutilé que nous avons vu est conservé au musée des Antiquaires de l'Ouest; les caractères en sont assez bien gravés et ont 0™ 08 de hauteur.

Nous préférons traduire par le datif, puisque, en dehors des milliaires d'Antonin précédemment décrits, presque toutes les inscriptions itinéraires trouvées jusqu'ici sur le territoire de nos deux provinces sont ainsi rédigées ; ce qui semblerait prouver que, même pour les voies de l'Empire, les réparations aux routes étaient faites le plus souvent par les soins des cités qu'elles traversaient. En outre, nous ne donnons pas à Septime Sévère les surnoms de Periinax, d'Arabicus, (ÏAdiabenicus et de Parthicus qu'il portait cependant en l'année 202, parce que les surnoms analogues que portaient les autres princes ne figurent pas sur les monuments que nous aurons à décrire et qui leur sont particuliers.

Gomme elle s'appuie toutefois sur deux hypothèses, notre lecture peut être facilement critiquée. C'est parce que nous le savons, que nous ne nous attacherons pas outre mesure à la forme qu'elle revêt, et que nous nous bornerons à en maintenir le fond, c'est-à-dire, la restitution des puissances tribunices et le nom même de l'empereur.

Nous ferons cependant remarquer en terminant, — et sans insister sur les raisons qui nous y conduisent, — que les interprétations données par l'abbé Mitton, de Longuemar et M. Ledain ne sauraient en aucune façon convenir.

Bibliographie : — Abbé Mitton^ p. 47. — De Longuemar^ p. 136. — Ledain, b, p. 16.

MONUMENT D ELAGABALE (?)

Milliaire de Chaiovigmj.

Un nouveau monument est venu enrichir le musée

ce [des Antiquau-es de l'Ouest], et aucune recherche n'a été faite (( encore pour en déterminer l'inscription, la destination et (( 1 époque ; je veux parler de la 3'^ colonne milliaire que cette (( fois, nous devons à la libéralité de M. Piorry, notre collèn-ue (( docteur-médecin à Ghauvigny, » M. de la Lande. '

« Borne milliaire de Commode, (181 de J.-G.,) donnée au (( musée de Poitiers par M. Piorry, de Ghauvigny :

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