DIS MAN
CiCEKAVi TCiATVIvT »
(( Ce petit cippe a été exhumé, en 1874, du sol de l'église de Saint-Hilaire-le-Grand , à Poitiers. L'inscription, gravée en caractères très rustiques, est incomplète et assez peu intelligible. Elle est conservée au musée de la ville. »
(Ledain. Epigr. rom.)
La pierre est triangulaire à sa partie supérieure , et la première ligne du texte qui, seule se lit sans difficulté , se trouve gravée sur le fronton. Les lettres ont 0 m. 03 de hauteur. Leur facture accuse une très basse époque.
La copie que nous avons prise ne diffère pas sensiblement de celle de M. Ledain. Nous lisons très disiinctement à la première ligne les mots : Di(i)s ma/i{ibus), qui témoignent d'une inscription funéraire; mais nous renonçons à compléter cô qui suit.
Bibliographie: De Lon^^uemar , Bull. Ant. 0., t. xii, p. 396 et pl. II. — Brouillet, p. 300 (n*' 4073). — Ledain, Epigr. rom., p. 30, et dans Mém. Ant. 0., 1886, p. 170.
Inscription de Poitiers.
Le fragment d'inscription ci-après, qui pourrait provenir de quelque monument funéraire, est gravé sur un moellon rectangulaire, placé à une assez grande hauteur dans la façade de l'église de Saint-Porchaire à Poitiers.
//lAEEi// // I^IJI
Les lettres, d'assez bonne forme, paraissent avoir de dix à
douze centimètres de haut. Il semblerait que l'on dût lire, à la première ligne :
iae et . , ,
Mais ce fragment^ dont il n'est même pas certain que nous donnions une copie absolument complète, à cause des difficultés de lecture qui résultent de sa trop grande élévation au-dessus du sol, est beaucoup trop mutilé pour qu'il nous soit possible d'en tirer un meilleiir parti.
[Inédite.)
Inscription de la rue des Carolus, à Poitiers.
Cette épitaphe a été signalée à l'attention des savants par la très intéressante communication que voici :
(( Lettre de M. Allard de la Resnière, avocat, à M. Jouyneau Desloges, [directeur des Affiches du Poitou^, — Je me hâte, M., de consigner dans vos feuilles^ comme dans un dépôt précieux et cher à notre province, la découverte que je viens de faire, en cette ville, d'une inscription romaine qui peut disparaître d'un moment à l'autre, quelque respect que l'on doive avoir pour ces sortes de monumens, qui devroient même, pour la gloire de la nation qui les possède et l'intérêt de l'Histoire et des Lettres, être mis sous la sauvegarde du magistrat: car il n'y a que l'extrême ignorance ou l'extrême barbarie qui osât les détruire
(( L'inscription dont je parle, est dans la cave d'une maison située dans la rue des Carolus, quartier A, n° 259, paroisse de Sainte-Radegonde. Elle est gravée sur une pierre qui a 5 pieds 5 lignes de longueur et 2 pieds 9 lignes de hauteur ; laquelle pierre est placée dans un mur. A côté de l'inscription est une figure sculptée en relief, dont je donnerai aussi la description. Il ny a que trois lignes de cette inscription qui paroissent entières. La première finit par la lettre M ; ce qui précédoit n'existe plus et la 5® commence par la lettre I. Ce qui devoit suivre est également efacé (1), et voilà ce que contiennent les trois lignes intermédiaires entières que je séparerai chacune par deux points (2) :
(1) Cette lettre contient de nombreuses fautes d'orthographe que nous avons cru devoir respecter.
(2) Pour faciliter la lecture de ce texte, nous le rétablissons en entier d'après les indications fournies par Allard
« RONI VIVaviSDIORA VO FILIO PERSIGIVI SVIVES DESVOCONSA
(( J'avoue que je ne suis pas assez instruit dans ce genre d'érudition^ pour entreprendre d'expliquer ni même d'interpréter cette inscription. La mutilation qu'elle a souferte, et la ponctuation qui y manque, peuvent même rendre, pour de plus instruits que moi, cette explication difficile. Je n'y entends que les mots : Filio persi civi, en supposant, comme cela est vraisemblable, que ce sont trois mots. Le mot Roni est peut-être une abbreviation du mot Romani . . .
« Je passe maintenant à la figure qui a 15 pouces de hauteur. Elle représente un enfant tenant de la mai/i (1) droite un arc sur lequel il paraît s'apuier avec force et ayant le bras gauche entièrement tendu jusqu'à la hanche droite. J'ai dit, pour mieux me faire entendre, qu'il tenoit l'arc de la main droite ; cet arc est seulement vis-à-vis le bras droite à la distance qu'occuperoit la main : car, ce qui va paroître très singulier, cette figure, à laquelle on aperçoit derrière l'épaule comme les extrémités de deux ailes, est représentée sans mains et sans pieds; il ne paroît même pas qu'elle en ait eu; l'ouvrage est fini dans cette partie, sans ^u'on ait lieu de soupçonner qu'il y ait eu la moindre mutilation....
(( La tête a été brisée et mutilée. C'est ce qui m'empêche de savoir si le sculpteur ne l'auroit point couverte d'un voile ; car je regarde cette figure comme étant celle de l'Amour.
(( Je dois faire remarquer une autre singularité : c'est que la pierre qui représente l'une et l'autre [l'inscription et la figure], est renversée quoique posée dans le mur, de manière à faire croire qu'elle est ainsi de tout temps, ce qui n'est pourtant guère vraisemblable et ce que j'oserai discuter : de sorte que la figure et l'inscription sont de bas en haut, au lieu d'être en position naturele de haut en bas.... Cependant dès que toute la maçonerie environante du mur, où cette pierre est placée, est incontestablement de la même espèce et des mêmes matériaux que les anciennes constructions romaines , dont nous avons encore en cette ville des traces existantes, il seroit bien naturel de croire que cette pierre a été posée ainsi dès le principe et j'ignore s'il y a eu des circonstances où, par des raisons religieuses ou politiques, les Romains posaient ainsi, en contre-
Il) Ce mot est en italique dans le texte.
Sens, certaines représentations et certaines inscriptions... »
(Allard de la Resnière.)
« Pierre de 2 pieds 9 poulces de haut, sur 5 pieds 5 poulces de long, tout compris. Ce monument, découvert dans une cave en la maison de Monsieur le chevalier Joubert de Marsais, a été publiée (pour l'inscription s'entend), dans la feuille du Poitou du 22 février 1781, par M. Allard de la Reignères (sic), avocat. . . . Il paraît qu'il manque un bon tiers de la capacité de ce monument :
IRONI • VIVENIS DIORA
\ VO FILIOPER SiCI VI
[génie]
\ T S VIVES DE SVO CONSA
[E et N liés]
» (deBeaumesnil.)
(( Cette pierre qui appartenait à un tombeau , avait sans doute à l'autre extrémité un ornement qui a été mutilé par les ouvriers. Elle a encore 5 pieds 2 pouces de long et 2 pieds 6 pouces de large. Elle a été employée dans les fondements des anciens murs de ville, dont l'épaisseur sert de cave à nombre de particuliers. Elle se voit renversée dans la cave d'une maison, rue des Carolus, quartier A, n° 259 ». Inscriptions et Monuments [Recueil faisant suite à dom Fonteneau]. {Manuscrit s. n. d'aut. de la bibliothèque de Poitiers). (Voir pl. xiii.)
Une mauvaise copie au crayon , qui paraît antérieure à la précédente bien qu'elle soit placée après clans le Recueil, est en outre ainsi conçue :
RONI • VI NO • FILIO SVIVES D
Elle laisserait supposer que lorsque la pierre fut découverte, toute la partie droite se trouvait engagée dans quelque maçonnerie.
(( Le bloc de pierre dont se compose ce monument offre, d'une part un génie appuyant la main droite sur un ornement qui n'est pas un arc comme l'a cru M. Allard, et de l'autre une partie d'inscription.... Sa surface a 1 m. 659 mil. de longueur sur une hauteur de 663 millimètres.
(( [... Les lettres] ont environ 60 mil. d'élévation ; la hauteur du génie est de 400 millimètres :
<( M TRONI • VIV ENTIS DIORA NO • FILIOPERSICIVI
svivens de SVOCONSA
IT
» (SlAUVE.)
(( La cave de la maison n° 5^ quartier A, rue des Carolus nous offre une inscription sépulcrale déjà rappoi^tée par Siauve. Cet auteur avait promis d'en publier la restitution dont avait bien voulu se charger le savant Visconti, mais il n'a pas tenu parole. Le bloc de pierre, sur lequel est gravée cette inscription, fut employé comme assise dans le mur de l'enceinte wisigothe et placée à contre sens en sorte que le génie qui y est sculpté a la tête en bas, les pieds en haut et que consécjuemment les lettres sont renversées. La tête de ce génie est entièrement mutilée.
FRONI VIV aNIS DIORA NOFILIO PER SI CIVI SVIVE S DE SVO CONSA IT
Co^ie améliorée.
TRONI • VIVaNIS • DIORA NO • FILIO • PERSI CIVI S • VIVENS • DE • SVO ' CONS ' A LT • ))