‹ Epigraphie romaine du Poitou & de la SaintongeChapitre 113 sur 190 · C-IVLIO ^ON PATIS ]Ni:.i OTI • P ROMAE • ET • AVG · texte numérisé non relu

C-IVLIO ^ON PATIS ]Ni:.i OTI • P ROMAE • ET • AVG

Tenté par la filiation que nous trouvions exprimée à la première ligne, nous le complétions tout aussitôt dans la Revue poitevine :

G ' iVLio GONCONNETODVBNi f. VoU . Cogidubuo Votoma ?

PATIS NEPOTI • PrAEFEGTO ' FABRVM ' TRIBUHO milltum Sacevdoti ROMAE • ET AVGWSTl * AD GONFLVENTEM * G * JuHuS

Mais nous faisions remarquer que d'autres noms gaulois , tels que ceux de Agedomopas, Êsumopas, Urapas, etc., pourraient

de se souvenir que dés 1844 Jouannet en produisait une copie prise sur une pierre qui se trouvait, alors au musée. Tout revient donc à chercher si le fragment cité par Ghaudruc de Grazannes en 1817 ne diffère pas de celui que Jouannet publia 27 ans plus tard. M. le chanoine Julien-Laferrière n'hésite pas à les croire distincts, mais Ghaudruc de Grazannes n'ayant pas été toujours très exact dans ses transcriptions, il nous paraît bien difficile d'être aussi affirmatif.

(1) Noie sur les Inscriptions romaines récemment découvertes à Saintes, p. II.

tout aussi bien convenir que Votomapas, ceux-là comme celui-ci nous ayant été fournis de même par des monnaies (1)

M. Gagnât ne partageait pas tout-â-fait l'opinion que nous avions émise quant à la restitution Cogiduhno, et ne croyait pas que le personnage dont il est ici question fût le même que celui dont nous avons déjà parlé, page 104 (2). Les découvertes qui viennent d'être faites lui ont donné pleinement raison sur ce point, mais elles n'ont certainement pas détruit , à nos yeux, la possibilité de la juxtaposition que nous avons proposée plus haut.

Des deux arguments qu'il a invoqués à l'appui de sa thèse, le premier, tiré de la différence de largeur des deux fragments^ ne nous a pas paru très concluant, et nous paraît l'être bien moins encore, après ce qu'en a dit M. Audiat (3). L'autre, basé sur ce seul fait que le Gains Julius de la dédicace à l'empereur Glande devait avoir reçu le droit de cité romaine de Gésar ou d'Auguste, — et par suite devait être mort en l'année 51, — ne nous semble pas beaucoup plus probant , car il se pourrait fort bien que Cogidubnus, jeune encore, n'eût été fait citoyen romain que très peu d'années avant l'avènement de Tibère. Sans doute il paraîtrait assez naturel que le gaulois Congonnetodubnus eût aussi reçu le droit de cité, mais si cet honneur ne lui fut pas accordé en même temps qu'à son fils, rien ne nous indique que ce n'est pas parce qu'il était mort. Nous pensons donc, bien que le personnage dont nous allons avoir à nous occuper ici soit tout différent de celui que nous avons cru devoir citer, page 104^ que la juxtaposition discutée par M. Gagnât peut être facilement défendue. Resterait, il est vrai, l'expression d'une même filiation dans les deux textes; nous l'expliquerions en admettant, — ce qui peut être fort possible, — que le gaulois Congonnetodubnus eût deux fils.

Reprises en 1888, les fouilles de Saintes , qui ne paraissaient pas tout d'abord devoir être très fertiles en découvertes, ont cependant procuré de nombreux fragments nouveaux.

Le numéro de la Revue de Saintonge et d'Aunis daté du l®"" septembre 1888, a donné (p. 387) la copie suivante, très exacte d'ailleurs, du premier d'entre eux qu'on a mis à jour (voir notre pl. xvn bis) :

(1) Ch. Robert, Monnaies gauloises, p. 58.

(2) Par suite d'une erreur qu'il ne faut attribuer sans doute qu'à une faute d'impression, les copies publiées par M. Gagnât tendraient à faire supposer qu'il n'y a plus aujourd'hui sur la pierre, à la deuxième ligne , que la première et les cinq dernières lettres du mot PRAEFECTO. En réalité il n'en est rien. Nous garantissons l'exactitude absolue de la copie que nous avons prise.

(3) Revue de Saint., et d'Aunis, 1888, p. 182.

F • VOLT • VIGTORI////

/NO • MILITVM • COHOR^ ///// IVLIVS • VOLT • VICTOR . ^ * ^ ////

Nous l'avons publié nous-même peu de temps après (1).

D'un autre côté, presque en même temps que le fragment ci- dessus , dont les caractères ont 0 m. 15 à la ligne et 0 m. 10 aux deux suivantes, M. le chanoine Julien-Laferrière découvrait encore un autre fragment dont le Recueil de la Commission des Arts a le premier publié la copie, mais avec une lettre de trop à la première ligne (2) :

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