A TE S ME R T L- VIVAIS F
Cette inscription a été employée, selon toute apparence, comme moellon dans les travaux de restauration de l'aile de Louis XII [du château de Blois]. {Bull. arch. 1888, p. 331.)
Page 133. — Bibliographie. Ajouter : Bull, arch., 1888, p. 329. (Rapport de M. R. Mowat sur les papiers et documents réunis par feu Léon Renier en vue d'un Recueil des inscriptions romaines de la Gaule.)
M. Mowat a lu sur un croquis à la plume dû à Quicherat :
HERCVLI AVG F PRISCINVS FVLVIANIF
CRVND
Nous considérons comme un devoir de reproduire ici, — en les empruntant au rapport de M. Mov^at — les noms des quelques rares poitevins qui , pour faciliter la tâche du maître, s'étaient associés à l'œuvre nationale qu'il avait conçue.
« Lettres, mémoires et notes de divers correspondants.
« Charles Arnault. — Deux lettres : inscript, et mosaïque de Bessac, milliaire de Rom.
« Mgr Barbier de Montault. — Lettre et 13 fiches d'inscriptions pyrénéennes.
« Beauchet-Filleau. — Recueil des inscriptions d'Aunay et de Brioux, 29 feuillets.
« Dessins autographes et calques.
« Letouzé de Longuemar. — 20 dessins d'inscript. de Poitiers et environs.
« Estampages.
« Les estampages trouvés dans le dépouillement des papiers de L. Renier étaient confusément réunis en ballots ou en rouleaux ; beaucoup d'entre eux ne portaient aucune indication de provenance ; leur identification a donc nécessité des recherches laborieuses.
« Provincia A quilanica secunda
« Vienne. — 7 estamp. (Chauvigny, Poitiers, Vivonne), envoyés par Letouzé de Longuemar (1). »
Page 136. — Bibliographie. A/'oi^^e/^ De la Ménardière, Le culte che^ les Piétons ^ dans Mém. An t. 0., 1880, p. 28 (tirage à part, p. 12).
Pages 138 et 139. — Bibliographie. Ajouter: Bull, de la Société hist. et arch. de Tarn-et-Garonne, t. xi, 1883, p. 289. — Bull, de la Société centrale des architectes, séance du 15 juin 1883. — Messager des sciences historiques de Belgique, t. LYiii, 1884.
Page 139. — Bibliographie. Ajouter : Berthelé, Considérations sur les théories émises dans la presse au sujet des monuments de Sanœag. Poitiers, 1882, in-18, p. 20. (Extrait du Courrier de la Vienne ^ 25-29 nov. 1882.)
Page 140. — Bibliographie. Ajouter: Ledain, Epig. rom., p. 32 (et dans Mém. Ant. 0., 1886, p. 173).
Page 143. — Bibliographie. Ajouter : De la Ménardière, Le culte chez les Piétons , dans Mém. Ant. 0., 1880, p. 27, (tirage à part, p. 11).
M. de la Ménardière écrit à la première ligne : DEiE OCC^.
Page 144. — Bibliographie. Ajouter : De la Ménardière, Le culte chez les Pictons, dans Mém. Ant. 0., 1880, p. 27, (tirage à part, p. 11).
Pages 147 et suiv. — Bibliographie. Ajouter : Héron de Villefosse, Bull, archéol, 1888, p. 366 et G. Musset, idem, p. 416. (La lecture de M. Héron de Villefosse ne diffère pas de celle que nous avons proposée.) — Revue de Saintonge et d'Aunis, 1889, p. 241. — Rec. Corn. Arts, 1889, p. 162.
(1) Bull, archéol,, 1888, pp. 299, 300, 306 et 310.
Pages 160, 161, 162. — Inscription n° 54. Nous devons à l'obligeance de Mgr Barbier de Montault, d'avoir eu connaissance d'une lettre autographe de Léon Renier, écrite le 30 juillet 1854 « à M. Ménard, secrétaire de la Société des Antiquaires de l'Ouest », au sujet de l'inscription découverte en 1833 près de Vivonne et publiée dans le Catalogue de
Nous en extrayons ce qui suit :
« Je vois à la page 51 de votre catalogue, que l'inscription n° 6
se compose de plusieurs fragments. C'est là un renseignement très important, et qui me donne enfin l'explication de ce monument intéressant, qui m'avait paru jusqu'ici inexplicable. Evidemment les fragments n'en ont pas été convenablement placés. Je pense qu'ils doivent être ainsi disposés :
FLAMEN . prov. lugnUYl^iensis BALINEVM.CVM.SVl5.or/iaMENTIS. 0... S 0
Vous savez que le chef suprême de la religion, dans l'empire romain, était le pontifex maximus, titre que les empereurs s'étaient réservé. Ils avaient, pour les aider à traiter les nombreuses affaires religieuses qui étaient apportées devant eux de toutes les parties de l'empire, deux conseils siégeant à Rome, et qui étaient le collège des Pontifes et celui des Quindecim viri sacris faciundis. Ces affaires étaient transmises à la chancellerie impériale par le gouverneur de chaque province. Mais celui-ci avait des attributions trop nombreuses pour pouvoir s'occuper du soin de centraliser ces affaires, même dans sa province. Ce soin avait été confié à un dignitaire ecclésiastique, si je puis me servir ici de cette expression, qui portait le titre de Flamen provinciae, et qui avait en outre, probablement, le droit de prendre des décisions dans certaines affaires, trop peu importantes pour être portées devant le Collège des Pontifes, ou celui des Quindecim, viri sacris faciundis.
Les inscriptions nous font connaître plusieurs flamines de la Gaule narbonnaise (V. Orelli, n° 2543 ; Grut. 470, 6, etc.), et de VEspagne citérieure (Grut. 411, 9 ; OreUi, n° 2165) ; l'inscription de votre musée, si ma restitution peut être admise, sera la première qui en fasse connaître un de la Lyonnaise. J'ai dit si ma restitution peut êtr-e admise ; c'est qu'en effet, pour pouvoir en être sûr, il faudrait que j'eusse sous les yeux un dessin exact des différents fragments de cette inscription. Je n'ai pas besoin d'ajouter que je vous serais très obhgé si vous pouviez m'en envoyer un »
Le rapprochement tenté par Léon Renier est des plus séduisants , mais il ne nous semble pas qu'il puisse être accepté.
En l'état actuel des fragments, il est bien difficile de dire
quelle doit être leur juxtaposition, cependant il paraît résulter de ce que Ton sait aujourd'hui sur le culte provincial dans l'empire romain , qu'il ne saurait être ici question d'un flamen provinciae Lugudunensis.
Le titre du prêtre provincial est jlamen ou sacerdos. On ne rencontre en Afrique, en Sardaigne et dans les provinces du Danube , que le titre de sacerdotalis servant à désigner régulièrement celui qui a été prêtre provincial.
Le titre flamen était, d'après le témoignage des inscriptions, usité en Espagne, dans la Narbonnaise et dans les provinces des Alpes ; tandis qu'à Lyon, en Afrique et dans les pays danubiens, domine entièrement celui de sacerdos. Ces diversités sont en réalité sans importance, mais elles font bien voir que la régularité des formes du culte n'émanait pas d'une règle uniforme venue d'en haut (1).
Bibliographie. A/'ow^er ; De la Ménardière, Le culte chez les Ptcions, dans Mém. Ant. 0., 1880, p. 41, (tirage à part, page 25).
Page 173, ligne 8. — Ajouter : Julia Matrona, sa fille, et Caius Julius Primulus, son affranchi, étant ses héritiers, lui ont fait élever ce tombeau en exécution de son testament.
Page 184, ligne 2-^. — Au lieu de: Pour celles-là comme pour celles-ci^ il faut lire: Pour ceux-là commQ^oxxv ceux-ci.
Depuis la publication de l'épitaphe du soldat C. Julius Macer , il nous a été possible de voir pendant quelques instants les divers fragments d'inscription dont nous ne connaissions l'existence que par une lettre de M. Laferrière. Ces fragments sont au nombre de quatre. Leur juxtaposition est bien celle que nous avons indiquée, mais quelques détails, que nous ignorions, nous paraissent avoir assez d'importance pour que nous en parlions ici (voir pl. x bis).
Ligne 1. On ne distingue sur le fragment qu'une courte gravure terminée en pointe ayant très probablement appartenu, soit à quelque point triangulaire, soit, ce qui semble plus vraisemblable, à quelque hedera placée à la fin de la ligne.
Ligne 2. Un point après la lettre E. Les fragments que nous avons vus fournissent la seconde moitié de FA dont le commencement est donné par le fragment principal.
Ligne 3. Comprend la partie de droite de la traverse supérieure d'un T et la lettre 0 en plus petit caractère.
(1) Cf. Hirschfel'i, iraduit par A limer, d^ns Revue épig. du midi de la France, janv.*mars 1889, p. 414.
Ligne 4. Donne la fin du mot CLVPEO, l'E a été gravé dans rO ; nn point triangulaire termine la ligne.
Ligne 5. Fournit les deux lettres I B. Pas de point final.
Ligne 6. Comprend, comme à la ligne 3, la partie supérieure d'un T, mais un point triangulaire est immédiatement placé aprèSj ce qui nous prouve que la formule L * H * E * T * est bien ainsi complète.
A la première ligne on lit enfin sur la pierre les lettres AGE/ ")/E qui conduisent à la restitution certaine Agedilli,
Quant à la restitution du nom de la tribu dans laquelle était inscrit le soldat Macer, nous ne partagions pas sans hésitation l'opinion de M. Gagnât, parce qu'il résultait, à nos yeux, d'une opération que nous avions faite sur une photographie de l'inscription même, que le défaut d'espace ne pouvait s'opposer à la restitution du mot VOLTINIA. Nous l'avions obtenu en rétablissant ainsi les lettres disparues : Le dernier I à! Agedilli? sur la barre horizontale de l'L; un F entre deux points triangulaires; l'O de Voltinia dans l'ouverture du V ; un T dépassant les autres lettres, et ayant à sa gauche un L en plus petit caractère ; un T à droite, sous la barre horizontale du T ; un N ; un I en plus petit caractère dans Fouverture supérieure de l'N, et l'A dont il existe une partie.
M. Gagnât, auquel nous avions fait part de nos doutes, a bien voulu à la date du 2 mars 1889 nous adresser à ce sujet la très intéressante communication que voici :
« L'intercalation du mot Fo/rm^a n'est pas impossible étant donné le nombre des ligatures que contient l'inscription. Cependant il me paraîtrait singulier que l'on eût écrit le nom de la tribu en entier avec cette orgie de ligatures alors que les choses allaient toutes seules en employant l'abréviation VOLT., ce qui était la règle pour les noms de tribus. Je suis donc amené à croire que si Ton a écrit le mot en entier c'est que l'on avait précisément besoin de lettres supplémentaires pour compléter cette première ligne où l'on voulait ne mettre que les noms du personnage, et qui néanmoins était trop courte, puisque l'on a été contraint d'ajouter une à la fin.
'« Quant à la présence du mot Fahia elle ne constituerait pas une difficulté. La tribu Voltinia est celle des Santons nés à Saintes, cité romaine, ou ayant reçu le droit de cité en même temps que leur ville et parce qu'elle le recevait. Mais avant que ce bénéfice n'ait été accordé à Saintes et à ses enfants, il a pu y avoir concession de droit de cité sporadique à tel ou tel des habitants en vue surtout du service militaire ou à cause de ce service, et la tribu, en ce cas, n'est plus celle de la cité dont on est natif, mais bien une tribu quelconque dont l'origine nous échappe généralement. Tel a pu être le cas de Julius Macer »
Le problème n'est donc pas résolu, et ne pourra l'être que par la découverte du fragment de pierre sur lequel se trouvaient les lettres qui sont aujourd'hui disparues, mais le principal avantage qui semble résulter de la restitution VoUinia, c'est qu'il n'est besoin de faire aucune hypothèse pour l'expliquer. ^
Page 185. — Bibliographie. Ajouter: Gagnât, Revue Celt.y 1889, p. 96, (p. 1 du tirage à part). — Espérandieu, Rec. Com. Arts, 1889, p. 132.
Ligne 36. Au lieu de : Inscription perdue de Saintes^ lire : de Brioux,
Page 194. — Bibliographie. Apî^ès : Audiat, p. 47, ajouter: Barbier de Montault, Affiliation de la Cathédrale de Nevers à la basilique patriarcale de Latran, dans Analecta juris pontificii^ Rome, Paris, 1873, in-f°, p. 924, et Œuvres complètes^ t. \, p. 485.
Page 199, ligne 4. — Epitaphe de Julius Albus. Les deux fragments que nous avons donnés comme ayant été découverts par M. Audiat avaient été précédemment signalés par l'abbé Rainguet qui lisait ainsi l'inscription complète dont il donnait un fac-similé assez inexact, (voir pl. xl bis) :
(( Lucii Alb imite legati loci (ou V legionis f) AEnatis anno XXVII seculi VIT. Ipse (ou In pace sanctae ecclesiae ?)
« Si j^natis signifie Aunay, comme je suis porté à le croire, c'est, disait-il , une forme inconnue à ajouter aux douze ou treize noms latins de cette ville »
C'est M. Héron de Villefosse qui, se trouvant de passage à Saintes, eut la première idée de la juxtaposition des fragments.
Page 199, lignes 38 et 39. — La légion // Italica fut créée par Marc Aurèle. (Néron ne créa que la légion / Italica.)
Page 200. — Bibliographie. Ajouter après ce mot: Abbé Rainguet, Bull. Ant. 0., vii^ série, (1855), p. 242. — Après les mots : Revue de Saintonge et d'Aunis, ajouter : t. viii.
Ligne 5. — Au lieu de: Catalogue, t. viii, p. 43, lire: Catalogue^ p. 43.
Page 201, ligne 26. — Au lieu de : Epitaphe de Vicarius, il faut lire : Epitaphe du vicarius d'un dispensator impérial.
Page 205. — Epitaphe de Lucius Carneolus. Cette inscription , publiée pour la première fois d'après une lettre de Tabbé Méry, dans le numéro des Afflches du Poitou portant la date du 27 janvier 1885, fut anal3^sée tout d'abord par un auteur qui signa D. M.
Fondant son jugement « sur une connaissance exacte de
l'histoire et de l'étude des antiquités », cet auteur proposa l'étonnante interprétation que voici :
(( Deo Maximo et manibus Lucii Carneoli septima (die) Calendarum Julii on Januarii (mortui) Galeria animo iibes mater vidtia militi annorum XXV (nati et) Marcus Carneolus Patrum optimusfunus magnum pecunia fieri jussit et sua autovitate dédit, »
[Au sujet de l'authenticité de ce texte, voir ce que nous avons dit pp. 152 et suivantes].
Page 206. — Bibliographie. Ajouter : Abbé Méry, Affiches du
Poitou, 1785, pp. 13, 41 et 73. — Affiches du Poitou, p. 45. — Bourignon, Affiches du Poitou, pp. 57, 177 et 181. — G. Musset, Bull. archéoL, 1888, p. 417. (La lecture donnée par M. Musset est celle de Bourignon). — Revue de Saintonge et d'Aunis, 1889, p. 242.
Bibliographie. Ligne 1, au lieu de: 114^ livraison, p. 14, il faut lire: 104® livraison, (Aulnay), p. 7.
Page 209, ligne 39. — Lire : Dreux-Duradier en 1754 et Allard en 1783
Page 211, lignes 23, 24 et 25. — Lire: C'est dans la première partie de ses Errata à l'ouvrage de Thi bandeau que Allard de la Resnière a publié un fac-similé de Tépitaphe de Varenilla, en l'accompagnant de la lettre suivante (1).
Note (3). — Lire: u M***, poitevin », pseudonyme d'AUard de la Resnière.
Page 212, lignes 1 et 2. — Lire : Après Allard de la Resnière, Siauve parait s'être surtout
Page 216, note (1). — • Lire : Rappelons à ce sujet que M. Jules Tixier écrivait tout récemment : « Pendant longtemps, le baptistère [du temple Saint-Jean, à Poitiers], fut considéré comme le tombeau de Clara Vajvnilla (sic), épouse de Censor Pavius
Page 226, ligne 24. — Au lieu de: Regali, Coinitt f{ilii). [ V{ixitj\ anno(rum XX. h{ic) s{itus) e{st), il faut lire: Regali Coiniti fi{lio) [v{ixit)\, annor{iim) XX. Hic situ[s est]. Il se pourrait en outre que l'épitaphe complète dût être restituée comme suit :
Regali Coiniti f{ilio), \def(uncto)] annor{um) XX. Hic situ{s est]. Et Cintugenus Decu[mo]nis fil(ius)j Coia[itu]s patri{etJîl{io)].
Page 231. — Bibliographie. Ajouter : De la Marsonnière, Les funérailles àe l'aruspice Sabinus, dans le Courrier de la Vienne, n° du 31 janvier 1889.
(I) Voir, à < e sujet, les Affiches du Poitou, année 1783, pp. 18 et 30.
Page 232. — Bibliographie. Ajouter: De la Ménardière, De
U impôt du vingtième sur les affranchissements des esclaves^ Poitiers, 1872, in-8° p. 5. — Gagnât, Etude historique sur les impôts indirects chez les Romains^ Paris, 1882, in-8°, page 163.
Page 243, lignes 39 et 40. — Lire : Le prénom, ou plus rarement le surnom du père^ par le génitif desquels s'exprimait la filiation, n'étaient pas toujours ceux du fils, etc.
Page 259, lignes 18 et suiv. — Une inscription de Lyon publiée par Artaud {Notice du musée, p. 14), et par Comarmond {Description du musée lapidaire, p. 65) est aussi dédiée memoriae Viventis.
Page 266, 2^ ligne. — Au lieu de: IV, lire: C' IV.
Page 267. — Bibliographie. Dans le n° 51 (décembre 1888, paru le 15 février 1889) de la Bévue épigraphique du midi de la France, M. Allmer a rétabli d'une façon générale, p. 398, l'épitaphe que permettent d'obtenir les divers fragments qui ont été mis au jour. M. Audiat a cité d'autre part notre travail dans la Revue de Saintonge et d'Aunis, n° du 1^"" mars 1889, page 104.
Pages 268, 269, 281, 282 et 283. — Les inscriptions n°« 103, 104, 110, 111, 112 et 113 ont été citées d'après notre travail, par M. Audiat, dans la Revue de Saintonge et d'Aunis, 1«^ mars 1889, pp. 105, 106, 107 et 108.
Elles se trouvent aussi, d'une part, dans le Recueil de la Commission des Arts de la Charente-Inférieure , et sont contenues dans le n° du l®"" juillet 1889 (1) , d'autre part dans le Bulletin des Antiquaires de l'Ouest, du 1^' trimestre
Page 269. — Bibliographie. Ajouter: Allmer^ Bévue épigr. du midi de la France, t. ii, n° 52 (1889), p. 403.
Page 272. — Lecture de l'inscription n° 105. Nous avons accepté pour cette inscription la lecture de M. Mowat qui nous a paru sans contredit la meilleure de toutes celles qui ont été proposées jusqu'ici, mais il nous semble que cette lecture, dont le très grand mérite est d'avoir établi d'une façon certaine le nom même de la tribu dans laquelle étaient inscrits les Santons, et d'avoir reconnu déplus un vergobret, pourrait recevoir peut-être quelques améliorations de détail, résultant surtout des découvertes qui ont été faites à Saintes, l'année dernière, dans le vieux mur de l'hôpital général.
C'est ainsi que nous proposerions de restituer :
(1) Ce numéro contient une liste sommaire de toutes les inscriptions qui ont été découvertes à Saintes depuis deux ans.
c iulio C-IVLI-RI^^OVERIVGrF-VOL-MARINo rom. etaug. sacerdoTALl - PRIMO* C C'R- QVAESTORI- VERGo6re^o iulia MARINA FILIA patri
[C{aio) Julio], C{aii) Juli{i] Ri[g]overiugi f[ilio), Vol{tinia tribu), Marin[o, Rom(ae) et Aug{usti) sacerdo]lali . primo c{uratori) c{ivium) r[omanorum) , quaestori, verg[obreto. Julia\ Marina^ filia [patri?].
A Caius Julius Marinus, fils de Caius Julius Rigoveriugus, de la tribu Voltinia, ancien prêtre à l'autel de Rome et d'Auguste, premier curateur des citoyens romains, questeur, vergobret. Julia Marina, sa fille, à son père.
Il nous parait en efïet peu vraisemblable qu'un personnage qui appartenait très certainement à la plus haute aristocratie santone, ait été sévir augustal, c'est-à-dire revêtu d'une fonction sacerdotale plus particulièrement confiée à des affranchis ou des ingénus, qui ne pouvaient être jamais, de haute condition. En admettant même qu'il n'y ait là rien d'impossible, — en considération du cas particulier où Marinus eût été le premier à qui cette fonction fut donnée à Saintes, — il n'en serait pas moins assez curieux de le constater. Par son titre de vergobret, par celui de curateur des citoyens romains, par ses noms surtout qui le rattachent à ces puissantes familles gauloises auxquelles le droit de cité romaine fut accordé par César et Auguste, ce santon nous apparaît au moins comme l'égal de Caius Julius Victor, fils de Congonnetodubnus, qui fut prêtre à l'autel des Trois Gaules^ ou de Caius Julius Rufus, fils, petit-fils et arrière-petit-fils de Gaulois, qui éleva l'arc de triomphe de Saintes et nous est connu comme un autre prêtre de Rome et d'Auguste à l'autel du Confluent lyonnais.
Dans ces conditions, la restitution sacerdotali paraîtrait mieux convenir. Nous l'expliquerions, soit par la qualité d'ancien prêtre des Trois Gaules, soit encore par celle d'ancien prêtre de quelque divinité municipale propre à la cité des Santons, conformément à ce qui a eu lieu d'ailleurs dans d'autres cités, celle des Viducasses, par exemple, où T. Sennius Sollemnis était Mercuril, Martis atque Dianae sacerclos.
Page 282, lignes 22 et 24. — Au lieu de : Primus, lire : Primius.
Page 286, au bas de la page. — Au lieu de: les caractèrent, lire: les caractères donnent. . .
Page 288. Lecture de Tinscription n° 117. — Dans le n° 53, actuellement sous presse, de la Revue épigrapliique du midi de la France^ (avril-juin 1889), M. Allmer propose, pour cette inscription, l'interprétation que voici :
« Diis rnanibus. Memoriae Januaris^ natione Nervius^ annorum XXKV. Manupretiarii bracarii vestiflceSj reverentiae causa, posuerunt. »
Aux dieux Mânes. A la mémoire de Januaris , né en Nervie, mort à l'âge de 35 ans. La corporation des ouvriers tailleurs d'habits lui a fait élever ce tombeau en témoignage de sa vénération.
Elle n'est assurément pas indiscutable, mais elle est fort possible, et elle a le très grand mérite de tirer fort ingénieusement parti des sigles de la dernière ligne qui sont restés énigmatiques jusqu'à ce jour.
Januaris aurait donc été un tailleur d'habits. Ce fait est d'autant plus vraisemblable que la Nervie était réputée, dans tout le monde romain, pour la bonne confection de ses vêtements.
Page 296, lignes 7 et 8. — Au lieu de: ... et à la mémoire de [son fils] Caprins, fils de Comnertus, il faut lire: et à la mémoire de Caprins Comnertus, son fils.
Caprius Comnertus se serait appelé comme son grandpère.
Page 323. — Supprimer la ligne 19: (Musée de la ville.)
Pages 334 et suiv. — Un savant qu'il ne nous est pas permis de nommer, mais dont la réputation est des plus grandes, a bien voulu nous faire connaître son avis sur Finscription que nous avons citée sous le n° 154.
(( ... Je reste persuadé, nous a-t-il écrit, qu'il s'agit d'une formule d'incantation, et le texte, malgré ses difficultés, se présente clairement comme du latin, peut-être mélangé de quelques mots grecs. Non seulement il n'est pas celtique, mais je le crois même du moyen âge, à cause du nom propre Gontaurium « Gontar, Gontaire », qui appartient à une classe de noms germaniques introduits en Gaule à l'époque des invasions.
« Y a-t-il même des mots grecs? J'essaie de lire avec la persuasion d'être plus ou moins sur la bonne voie :
« Bis Gontaurion anala (pour anhela) (1) bis! Bis Gontaurion et anala bis !
Bis Gontaurios catala (à corriger peut-être par Gontaurion anala) bis !
Vim anima[e) ou s[uaé) anima(é) !
Vim s{uam) paterna{m ?) mat[ernam ?) !
Arsse (à corriger peut-être par arce) tuta et Justina !
Quem peperit Sarra ?
(l) On pourrait peut-être penser aussi à annihila, « réduits à l'impuissance ».
Ce que j'interpréterais toujours dans l'ordre d'idées cidessus indiqué :
« Deux fois prive de souffle Gontaire ! Deux fois ! Deux fois prive de souffle Gontaire ! Deux fois ! Deux fois prive de souffle Gontaire ! Deux fois ! Enchaîne la force de son âme !
La force qui lui vient de son père et de sa mère! Que Justina soit sauvegardée !
(Gontaire) qu'a engendré Sarra.
« Le quem de la fin de F avant-dernière ligne ne s'applique jamais qu'à la personne visée par l'incantation et non à la personne qui la dirige. Justina supposait que Gontaire lui avait jeté quelque maléfice ; elle cherche par une incantation adressée à quelque puissance suprême qui n'est pas nommée, à le réduire à l'impuissance. Elle demande qu'on lui ôte le soulïle et qu'on paralyse sa force.. ..
« Tout cela n'est pas l'évidence même, mais doit être sur le bon chemin de l'explication vraie. »
Page 362. — Le vase avec gladiateurs, trouvé près de Chavagnesen-Paillers, reproduit un type connu. (Cf. C. I. L., t. xii, 5696, 32 et t. m, 6014, 2). Un texte de Pétrone est ainsi conçu : » Hermerotis pugnas et Tetraiiis in poculis habeo. » {Sot. 52). C'est donc par le mot Tetraites que paraît devoir être corrigée la lecture donnée page 364, ligne 3.
Page 366. — Bibliographie. Ajouter : Revue de Saintonge et cUAunis, 1889, p. 242.
Page 3o8. — Inscription. La copie d'Aug. Bernard, tout exacte qu'elle est, n'indique cependant pas les accents qui se trouvent sur l'V du moi functo, l'U et l'O de curatori, VO de viviscorum et l'O d'inquisïtorï.
Page 377, ligne 20. — Au lieu de parallèlement au mien, lire .. parallèlement aux miens.
IITIDEX: il)
Les chiffres cités correspondent aux numéros des pages.