CAESAHI. NEPOTI. DIVI. IVLII
PONTIFICI. AVGVRI.
« Immédiatement au-dessous de cette inscription on voit les « frag-mens d'une seconde ligne, et quoi qu elle soit effacée, on « peut encore juger que les caractères en étoiejit plus petits.
« Au dessoas de la corniche est une espèce d'altique de trois « assises de pierre, dont la première est soutenue d'un socle qui « a autant de saillie que de hauteur. La seconde contient uneins- « cription en caractères semblables à ceux de la frise.
€ C. IVLIVS. G. IVLII. OGTVaXEVNI. F. IWPVS. G. « IVLI. GEDOMANIS NEPOS. EPGTSORGVIDI. PRGN. SA- « GERDGS. RGMAE. ETAVGVSTG. AD. ARAMQV.E. EST. « AD. GONFLVENTEM. PR.EFEGTVS FABRVM. D.
« G'est à-dire que Gains Julius Rufus, lils de Gains JuHus « Octuaneunus, petit-hls de Gains Julius Gedemon, arrière « petit-fils d'Epotsorovidus, Prêtre de Rome et d'Auguste à l'au- « tel qui est au confluent, préfet des ouvrière, a dédié ce mo- « nument à Tibère César, fils d'Auguste, petit-fils de Jules, « pontife et augure.
« On voit dans l'estampe ces premiers mots écrits ainsi, quoi- « qu'à demi effacés : DIVO AVGVSTG, mais iM . Mahndel qui « a fait graver l'inscription, comme nous la donnons ici, assure « que de ces deux mots il n'y a que la dernière lettre Oquireste, « et en effet, Gruter, qui a donné toute l'inscription, la « commence par G^ESARI, tout le reste étant effacé. M. Ma- « hudel croit qu'en la place de DIVO AVGVSÏO il faut HreTI. « AVGVSTG, Tibeno Auguste. On ne peut pas douter que ce « ne soit Tibère, ni sur les médailles, ni sur les marbres où la « qualité de fils d'Auguste soit passée, surtout quand celle de « petit-fils de Jules s'y trouve. Ainsi je lirais plus volontiers TI D « AVG. FILIO. ou TI. AVG. FILIOet il me semble que la place « est assez grande pour cela. L'autre qualité de petit-fils de Jules « se voit souvent dans Griiter. » dom bernard de montfaucon.
« Voici les inscriptions de [l'arc de triomphe de Saintes], telles « que je les ai copiées, avec toute la précision dont j'ai pu être « capable, en mettant chaque lettre à sa place et les mots corres- « pondants les uns sur les autres dans leur même disposition. « Les lettres italiques marquent celles qui sont effacées et que € j'ai restituées. Elles sont toutes gravées en creux, et l'on voit « qu'elles étaient dorées.
« La [première inscription] est la plus élevée sur l'attique ; € celle qui était inconnue jusqu'au moment oii j'en ait fait la « découverte.
« La [seconde] se trouve rapportée par plusieurs écrivains à « quelques variantes près. » de la sauvagère.
« L'arc de Saintes n'est pas le monument d'une victoire, c'est c un témoignage irrévocable de l'attachement des Santons pour « un prince dont les vertus naissantes annonçaient l'avenir le
« plus heureux. Cet édifice... s'est assez bien conservé malgré «les ravages des temps (1). Il est enclavé dans le pont de e Saintes, car il a sa base dans la rivière ; sa façade représente « de chaque côté un pan de mur avec des retours, (^e mur a « environ 10 pieds d'épaisseur et -45 pieds de larg-eur. On ne « peut au juste déterminer sa hauteur ; M. Mahudel la fixe à 60 « pieds à prendre de l'élévation ordinaire de la Charente. » bouri-