‹ Epigraphie romaine du Poitou & de la SaintongeChapitre 4 sur 190 · FIN /// XI · texte numérisé non relu

FIN /// XI

Impierator) Caes{ar) dw[i ffadri]ani fil[ius),d{vi 7\raiani\ Parthic[i) nepo[s, divi] Nervae pron[epos^ T\itus] Ael(ius] Hadrianius) Ant[oninus] Aug(ustus] Pius, p{ontifex) m(aximus), t[r[ibimicia) p[otestate) III, co{)i)sul] III f [p[ater) piatriae)],

Fin[es) XI, [Lïm{onum) X.]

L'empereur César Titus Aelius Hadrien Antonin , fils du divin Hadrien, petit-fils du divin Trajan-le-Parthique, arrière-pelit-fils du divin Nerva ; Auguste, pieux, grand pontife, revêtu de la puissance tribunice pour la 3'' fois, consul pour la 3*" fois, père de la patrie.

Ingrandes à 11 lieues, Poitiers à 10 lieues (gauloises.)

La restitution de Siauve porte aux deux dernières lignes les indications :

lim. FIN

traduiles par : Limono Fines XL

Ainsi que le fait judicieusement remarquer Dufour, cette restitution ne convient pas. « Il est bien évident, dit-il, qu'il n'y a [sur le milliaire], qu'une position mentionnée, c'est à cette position que se rapporte la distance indiquée, » et ce serait entièrement exact si, par la même occasion, ce savant ne niait pas l'existence possible des sigles : pp, et des indications : lim.

que nous avons cru devoir restituer parce que sigles et indications figurent sur un autre milliaire du même empereur et de la même voie.

En reproduisant la copie et la lecture de Dufour, Mangon de la Lande adopte entièrement, à ce sujet, la manière de voTr de son prédécesseur. Traduisant, en outre les deux dernières lignes par ces mots : « Depuis Fines onze mille pas, «Mangon de la Lande soutient une longue thèse tendant à faire rejeter complètement la lieue gauloise comme unité de mesure prise sur la voie de Limonuni à Argeniomagus. Ici encore ses opinions personnelles sont en désaccord avec les faits, comme nous le prouverons tout à l'heure.

Quant à M. Audiat, sa lecture, conforme à celle de ses prédécesseurs, en diffère cependant par la division des dernières lignes ainsi disposées dans son Eplgraphic Sanlone :

Augustus pius pontifex maximus tribunitiâ PotestatellI Consul III.

Enfin, M. Ledain a lu l'inscription comme suit :

Imperaior Caesar, cUvi Hadrianl fdliis clivi Trajani Parllnci ncpos, (Uvi Nervae pronepos, Hadrianus Antoninus Aiigiostiis pius, pontifex maximus, iribimitia p)rolestaie, consul III, Fines XI.

Il V a évidemment là une omission tout à fait involontaire: (^elle des mots Titus Aelius ; quant au chiffre de la puissance tribunice, il était très certainement exprimé et il importait, jiar conséquent, soit de le restituer soit de le remplacer par des Doints.

M. Ledain ajoute que le mot cos qui précédait le chiffre III « semble avoir été effacé avec soin dès l'époque de l'antiquité, o Nous ne nous expliquerions pas trop pourquoi.

En résumé toutes les différentes lectures jusqu'ici produites omettent l'indication de la distance comprise entre Limonum et le point où le milliaire avait été érigé. Quant aux sigles PP, deux auteurs seulement, Siauve et Dufour, les ont restitués. A défaut des considérations résultant de l'examen des autres milliaires d'Antonin trouvés en Poitou, une raison qui nous paraît très acceptable suffirait à les faire rétabhr: il est peu vraisemblable que sous le 3" consulat du successeur d'Hadrien, on ait omis d'indiquer sur un monument élevé en l'honneur de ce prince le litre de pater patriae que prirent tous les empereurs et que possédait depuis quelque temps déjà Antoninle Pieux.

Trouvé à Saint-Pierre-les-Eglises, le milliaire que nous venons de décrire a dû être fort peu déplacé. Il indique, en effet, onze lieues gauloises entre le Fines de la voie d'Argentomagus et le point où on l'avait dressé: or, entre Ingrandes-sur-Anghn, qui correspond à ce Fines, et Saint-Pierre-les-Eglises, on compte, en suivant la direction générale de la voie romauie, visible en de nombreux endroits, environ 25 kilom., c'est-à-dire bien près de

onze lieues, soit que nous adoptions pour chacune d'elles la valeur de 2222 mètres, communément admise aujourd'hui, soit que nous leur reconnaissions 193 mètres de plus suivant Topinion de Saint-Fargeux partagée après lui, par beaucoup d'autres savants.

D'une façon absolue, rien ne nous autorisait enfin, à restituer, comme nous l'avons fait, le chiffre de la puissance Iribunice qui pourrait être compris entre III et V ; toutefois les milliaires d'Antonin que nous citons plus loin, exprimant la troisième puissance, nous croyons pouvoir en conclure qu'il en est de même de celui-ci et que tous doivent être uniformément datés de l'année 140 après J.-G.

Bibliographie : Siaiive, p. 81. — Dufbm\ p. 173. — Mangon de la Lande, a, t. I, p. 6. — Mém. Ant, 0. t. I, 1835, p. 220. — De Caumont, Abécédaire d'archéologie , (ère gallo-romaine), p. 33, 2° édit., Caeii, 1870, in-8°. — De Longuemar, p. 131. — Aiic. Caf. P., p. 49. — Ledain^ l). 15.

Milliaire d'Antigny.

La colonne milliaire d'Antigny a été signalée à la Société des Antiquaires de l'Ouest, par la lettre suivante, adressée le 19 septembre 1866 au président de la Société:

(( .... Auriez-vous l'obligeance de communiquer demain soir « à la Société, au nom de votre serviteur, une inscription ro- « maine que j'ai copiée sur une borne milliaire de la station a d'Antigny ou du gué de Pseaux ? Depuis six ans ce beau texte (c demeure ignoré bien que sauvé par les soins et aux frais de (( notre collègue, M. de Boismorand. La pierre mesure T" 52 (( sur 0'" 52 de diamètre ; son sommet est tronqué, mais sa base (( carrée demeure intacte. La solution de continuité se prouve par (( la césure des caractères de la première ligne de l'inscription. « Les caractères bien assis, mesurent environ dix centim. de (( haut. » Abbé imitton, curé de Saint-Pierre-les-Egliscs (1).

Notre copie :

iiiiiiiiii III

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