MILLIN
« L'arcdeGermanicus est le monument gallo-romain le plus
« remarquable et le mieux conservé que possède lavillede Sain- « tes. On s'imaginerait qu'il a été élevé sur le milieu du pont qui « joint la ville au faubourg des Dames, si sa construction n'était « évidemment antérieure de plusieui s siècles à celle du pont « dans lequel il est enclavé. Sa base au fond de la rivière est un « massif de maçonnerie de soixante pieds de longueur sur vinfft « de largeur. Au niveau du pont, l'édifice a quarante-cinq pieds « de long sur dix d'épaisseur, et consiste en deux portiques à € plein cintre de douze pieds d'ouverture chaque, dont les piles « sont massives et construites en blocs de pierre de trois, quatre « et cinq pieds de longueur sur deux et trois d'épaisseur. On éva- « lue à soixante j)iedsla hauteur de ce monument, à prendre du
« niveau moyen de la Charente Sur chaque face du monu-
« ment la frise de l'entablement est occupée par une inscription • « on en distingue une autre sur l'attique, mais seulement du « côté do la ville. Ces trois inscriptions sont fort altérées ; il n'en
(1). « La pieiTB qu'on a employée pour la construction de ce mo- « numeiit a été tirée des can ières de Saintes. Elle est remplie de co- « quilles et de fossiles et sujette à la gelée. MM. les auteurs de ]• f nouvelle Encyclopédie par ordre de matières, avancent, à l'articl
« de fautes grossières! - Bourlgnon.
« reste plus que quelques lettres qu'il serait difficile d'assem- « bler aujourd'hui.
« , . . Le pont dans lequel | Tare] est encaissé, et qui est lui-même « un monument vénérable, va être démoli, et l'on n'a imag-iné « rien de mieux, pour conserver un souvenir de l'arc triomphal, « que de le démonter pierre par pierre et de le reconstruire « ensuite, de sorte qu'on aura par ce moyen un édifice tout neuf « dégagé de ces lichens et de ces mousses qui le déparent »