V... (M. Vachon
(( Dans les fouilles du temple [de Sanxay], le P. de la Croix a recueilli cent quarante-trois fragments épigrapliiques sur pierre ou marbre, dont les uns portent une lettre, d'autres la moitié ou le quart d'une lettre; jusqu'ici il a été impossible de les réunir et de les rapprocher dans un ordre acceptable. Il semble que ces fragments appartiennent au moins à deux textes différents. Voici ceux qui peuvent être lus :
(( a. Fragment d'une inscription votive; la première ligne est sur un morceau; les deux autres lignes sont sur un autre morceau qui s'adapte au premier.
Ti.Iatos haut. 0"^ 052
ECR — 0-045
(l) Comptes rendus du Congrès des Sociétés savantes de France. Paris, 1882.
(( Les lettres sont d'une très bonne époque, sans doute du premier siècle de notre ère... . » (Héron de Villefosse.)
On ne peut que lire :
Ti{berius) J[ulius? ] v{otum) [s(olvit] l[ibens] m{erito)].
Tiberius Julius? a offert cet autel? à avec reconnaissance et
en accomplissement d'un vœu.
La cassure de la pierre a fait disparaître le nom du dieu.
Bibliographie : Acad., t. x, 1882, p. 254. — F. Delaunay, ouvr. cité, p. 24. — Bull. épig. de la Gaule, t. ii, 1882, p. 310. — Rev. de la Soc. arch. de Vendée^ 1883, p. 58. — Bull, mon., 1882, p. 577. — Revue delà Soc. des éludes histor., 1884, p. 414. — Marius Vachon, ouvr. cité, p. 24. — Journal officiel, 30 mars 1883. — C. de la Croix, Mém. arch. sur les découvertes d'Herbord, dites de Sanxay, 1883, in-8°, p. 17. — Héron de Villefosse, Bull. Ant. F., 1884, p. 122, et Revue poit. et saint., t. i, 1884-1885, p. 342. — Bull, critique, 1883, p. 415. — Ledain, Epigr. rom., p. 54.
Musée de Saintes,
« Le numéro 55 du livret [Guide des visiteurs au musée de Saintes (1)], portant d'un côté VEGETVS, en lettres de plus de 7 pouces, et de l'autre C * V * S * L * M • en lettres presque aussi grandes, appartient à quelque monument votif, ainsi que l'indiquent ces mots : C. Votum Solvit Lubens Merito. Quel était ce monument? » (Jouannet.)
Cette pierre, qui porte le n° 156 dans le nouveau catalogue du musée de Saintes, a 0 m. 46 de haut sur 1 m. 16 de large. Elle est brisée à ses deux extrémités. Les lettres, de très bonne facture, ont 0 m. 20 de hauteur. (Voir pl. xix.)
On lit d'un côté :
sa]c{erdos)?? v[oium) s{olvil) l[ibens) m[erito).
prêtre??, avec reconnaissance et en accomplissement d'un vœu.
Et de l'autre :
vegeTvs
Comme pour le fragment précédent, le nom de la divinité, dont Vegetus était peut-être le prêtre, nous échappe complètement.
[}) Le Guide des visiteurs au musée de Saintes, publié sans date et sans nom d'auteur par l'abbé Lacurie, est un in-32 de II pages. Il comprend un « premier supplément » de 4 pages.
Nous reviendrons encore sur ces quelques lettres dans la 4^ partie de notre travail.
Bibliographie : Annales encyclop., t. i, 2® partie, fév. 1817. — Chaudruc de Crazannes, Notice etc., p. 39. — Chaudruc de Grazannes, p. 133. — Guide musée S., p. 9, n° 55. — Jouannet, p. 541. — Audiat, Catalogue du musée de Saintes, la Rochelle, 1888, in-8°, p. 65.
Musée des Antiquaires de l'Ouest.
Il y a quelques années, le R. P. Camille de la Croix a trouvé à Antigny un petit monument qui est assez curieux. Il se compose d'une stèle de 34 cent, cle hauteur, portant en relief un cartouche rectangulaire avec queues d'aronde. La partie supérieure de la stèle comprend de mênle une partie triangulaire, et sur une baguette séparant les deux figures ainsi formées, on ne lit, en caractères de 0 m. 025, que ce simple mot :
MATIIRNVS
Mater nus.
Nous ne saurions dire s'il s'agit d'une pierre funéraire ou d'un autel votif. Matevnus est un surnom qui s'est souvent rencontré dans l'est des Gaules. Brambach en a cité de nombreux exemples dans le Corpus inscript, rhénan.; on le lit sur un sarcophage de Trêves et sur une inscription votive du musée de Metz(l); mais on ne s'en est pas beaucoup servi dans la Narbonnaise, la Sequanaise, la Lyonnaise , l'Aquitaine. On ne croyait même pas qu'il fût possible de voir en lui le gentilicium d'un personnage, et c'est ainsi que plusieurs auteurs proposaient de corriger en Mater nius , dont on avait des exemples (2), le nom gentilice de L(ucius) Maternus Optatus , lu sur une inscription trouvée en Dauphin é (3).
La stèle de Poitiers, quoique légèrement brisée à gauche, ne laisse plus aucun doute à cet égard.
Bibliographie: Bull. Ant. 0., 1885, p. 600.
Fragment perdu de Saintes.
L'inscription suivante, aujourd'hui perdue, se lit enfin dans V Indice du Cabinet de Samuel Veyrel :
(1) Ch. Robert, Epigr. de la Moselle, Paris, 1873, in-4o, p li.
(2) Muralori, p. lxii, 7. — Dd Boissieu, hiscript. de Lyon, pp. 517 et 519.
(3) Reiuesius, Appendix, 39.
— ui —
DIVO AVGVSTO
Divo Augusto
Au divin Auguste?....
Bibliographie : Veyrel, p. 14. — De la Sauvagère, pp. 43 et 126.
— Bourignon, p. 66. — Annales encyclopédiques, t. i, 2® partie, p. 11.
— Chaudruc de Crazannes, Notice, etc., p. 11.