FLAMEN
BALINEVM CVM SVIS S. 0
« Ce fragment d'inscription a été découvert dans les ruines d'une villa romaine, au Romagnoux, près Vivonne. On y a trouvé beaucoup de débris caractéristiques de cette époque, et notamment deux grands bronzes de Nerva et d'Adrien. L'original est conservé au musée de la ville de Poitiers.
(( Restitution proposée :
(( Caïus Lug
dunensis
mentis ornatus Jlamen perpétuas balineum cum suis de suo oimavit.
(( La ville et le balnéaire de Romagnoux sont donc l'œuvre d'un prêtre païen, Jlamen, d'une divinité indéterminée et qui en était sans doute propriétaire. » (Ledain, Epigr, rom.) .
Notre copie :
////DVN//// ////MENTIS//// ////FLAMEN//// BALINEVM CVM SVIS
De Longuemar, reproduisant la copie donnée par l'ancien catalogue, proposait de lire :
« Caius I Lugduni \ mentis ornatus \ Flamen \ Balineum cum suis I sacrum ornavit, »
et de traduire :
« Caius, originaire de Lyon (?), chef du collège des Flamines, prêtre de Tintelligence, a, lui et les siens ^ consacré et orné le balnéaire. »
La copie de M. Brouillet est un peu différente; sa lecture est celle de de Longuemar :
..DVN...
...MENT ...FLAMEN BALINEVM S. 0 »
Pour notre compte il nous paraît absolument évident que le mot MENTIS n'est pas complet.
La lecture suivante, tout hypothétique qu'elle est, nous conviendrait mieux; mais on ne peut encore à ce sujet rien dire de précis :
//C/////// ///DVN///// omaMENTIS ii viralib.
honorât, FLAMEN Aug.
BALINEVM CVM SVIS porticibus de SaO restituit
orna\ment[is duumviralib[us) honorat(us), flamen [Aug{uslali).. .
balineum cum suis [porticibus ?] de suo [restituit] .
duumvir, flamine AugustaL... a fait, de ses deniers, rétabUr ce
bahiéaire avec tous ses portiques.
On connaît un flamine d'Auguste qui était duumvir jure dicundo à Périgueux (1).
Bibliographie: Ancehn, dans Collection des dessins de la Soc. des Ant. O., carton 2; dessin daté du 21 janvier 1835. — Ane. Cal., p. 51. — De Longuemar, p. 148. Brouillet, p. 300 (n° 4072). — Bull. Ant. O., t. X, p. 303. — Ledain, Epigr. rom., p. 52, (et dans Mém. Ant. 0., 1886, p. 192).