‹ Épigraphie romaine du Poitou [et] de la SaintongeChapitre 12 sur 217 · DES • III · texte numérisé non relu

DES • III

(1) La première puissance n'avait pas de numéro et la sixième ne commencerait pas par un I.

« Lecture proposée :

« Perlinax trihunUià potestate impcralor XI, pater patria'

consul deslrjnatus III. » Ledain h.

Notre copie :

AXTRIBYNI {Tetniiés)

MPXI PP Ce DES IT"

[Imp(eratori) Caes[ari) L[ucto) Sept[unio] Severo, Aicgiusto), pio, iwntitfici) rti\ax{vmo), trihuni[c[ia) pot{cstate) A', co{n)s\uli) III, -i]mp[e)ritori) XI, p{(iti'i] p[atriae\, co[n)[s{idi)] des[ignato) IlI[I

A reiiipercur César Lucius Scptime Sévère, Aui;uste, pieux, grand pontife, rovèlu de la puis,sance tribunice pour ]a 10" fois, 3 fois consul, salué empereur pour la IP fois, père de la patrie, consul désigne pour la 4"' fois

Le fragment très mutilé que nous avons vu est conservé au musée des Antiquaires de l'Ouest; les caractères en sont assez Lien gravés et ont 0™ 08 de hauteur.

Nous préférons traduire par le datif, puisque, en dehors des milliaires d'Antonin précédemment décrits, presque toutes les inscriptions itinéraires trouvées jusqu'ici sur le territoire de nos deux provinces sont ainsi rédigées; ce qui semhlerait prouver que, même pour les voies de l'p]mpire, les réparations aux routes étaient faites le plus souvent par les soins des cités qu'elles traversaient. En outre, nous ne donnons pas à Septime Sévère les surnoms de Perlinax, d'Arabioits, {{' Adiahenicus et de Parthiciis qu'il portait cependant en l'année "202, parce que les surnoms analogues que portaient les autres princes ne figurent pas sur les monuments que nous aurons à décrire et qui leur sont particuliers.

Comme elle s'appuie toutefois sur deux hypothèses, notre lecture peut être facilement critiquée. C'est parce que nous le savons, que nous ne nous attacherons pas outre mesure à la forme qu'elle revêt, et que nous nous bornerons à en maintenir le fond, c'est-à-dire, la restitution des puissances tribunices et le nom même de l'empereur.

Nous ferons cependant remarquer en terminant, — et sans insister sur les raisons qui nous y conduisent, — (jue les interprétations données par l'abbé Mitton, de Longuemar et M. Ledain ne sauraient en aucune façon convenir.

BiiiLioGRAPHiK : • Abbr MiUon. p. 47. — De Longuemar, p. 13G. — Ledain, b, p. IG.

MONUMENT d'eLAGABALE (?)

MUliairc de Cliauvignij.

(( Un nouveau monument est venu enrichir le musée

(c ['(les Antiquaires de l'Ouest], et aucune recherche n'a été faite « encore pour en déterminer l'inKcription, la destination et « l'époque ; je veux parler de la 3'-" colonne milliaire que, cette « fois, nous "devons à la lihéralité de M. Piorry, notre collègue, « docteur-médecin ù Ghauvigny, » M. de la Lande.

(( Borne milliaire de Commode, (181 de J.-C.,) donnée au « musée de Poitiers par M. Piorry, de Ghauvigny :

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