‹ Épigraphie romaine du Poitou [et] de la SaintongeChapitre 199 sur 217 · COS III DL ICN · texte numérisé non relu

COS III DL ICN

XXIV » {Epig. sant., p. 189).

Le milliaire se voit aujourd'hui sur le bord de la route de Pons à Bordeaux, à peu de distance de l'endroit même où il avait été découvert. « Nous croyons savoir, — a dit M. D. d'Aussy (Revue de Saintonge, t. viii, 1888, p. 262), — que M. Guillon [propriétaire à Chadenac], a l'intention de le faire déposer au musée de Saintes. »

Page 59, ligne 22. — Au lieu de: conul, lire: consul.

Bibliographie. Ajouter : Bull. B.-Sèv., 1888, p. 11.

Page 64. — Milliaire trouvé dans la crypte de l'église Saint- Hilaire de Poitiers. Société des Antiquaires de l'Ouest ; séance du ISféorier 1888. Extrait du procès verbal :

(( M. Ledain fait savoir que M. Ferrand, architecte

des monuments historiques, a fait dernièrement découvrir la borne milliaire qui est engagée dans la maçonnerie de la crypte de l'église de Saint-Hilaire. Il a pu constater que cette borne qui avait été creusée en sarcophage était retournée sens dessus dessous et recouvrait un autre sarcophage dont elle était séparée par des pierres plates. Cette borne^ de forme cylindrique, n'a plus que 1 m. 16 cent, de hauteur, non compris le pied carré qui a 0 m. 70 cent. Les mutilations qu'elle a subies n'ont laissé de l'inscription que les mots DIVI et LIM, qui forment le commencement de deux lignes et les lettres OII, qui terminent la première ligne. Ces mots sont gravés en beaux caractèies de 0 m. 07 cent, de hauteur.

<( Le P. de la Croix confirme les renseignements que vient de donner M. Ledain et dit qu'on doit le dégagement de cette pierre aux sollicitations de notre confrère, M. Espérandieu. »

La Revue poitevine et saintongeaise, t. v, pp. 56 et 57, avait antérieurement publié, â ce sujets les quelques lignes suivantes qui nous dispenseront d'un commentaire plus étendu :

(( Nous avons annoncé, t. iv, p. 377, que M. le lieutenant Espérandieu avait été autorisé par le ministère de l'Instruction publique, à faire dégager la borne milliaire qui se

trouvait dans la crypte de l'église Saint-Hilaire de Poitiers. "\'oici à ce sujet de plus amples renseignements :

« ... Le dégagement, longtemps retardé pour diverses causes, mais surtout par suite de la présence dans la crypte, d'une crèche de Noël qu'il eut fallu déplacer, vient enfin d'être exécuté par les soins de M. Ferrand, architecte des monuments historiques.

<( La borne est brisée à sa partie supérieure , un peu au-dessus de i'avant-dernière ligne de l'inscription qu'elle portait. Elle est cylindrique et repose sur une base cubique ayant 0 m. 65 cent, de côté. Malgré toutes les mutilations qu'elle a subies, cette borne mesure encore 1 m. 93 cent, de haut. Comme presque tous les monuments du même genre qui ont été découverts en Poitou, on l'a taillée, à l'époque mérovingienne, pour la transformer en tombeau.

« Il ne reste plus aujourd'hui de l'inscription même que les quelques lettres suivantes qui ont 0 m. 07 de haut :

Divi .///// m

LIM ///////

« Par comparaison avec la borne de Civaux, que j'ai publiée dans la Revtie poitevine, t. iv, n°* 38-39, p. 38 (1), il me paraît possible de proposer la restitution suivante :

iriip. caes.

ni. aurelio severo

alexandro . pio divi

m . aur . antonini

niagni ? fil . / . septinii

DIVI severi nepOTl

LIM.... fin

(( Je ferai remarquer, toutefois, que la restitution du mot nuKjni, dont la dernière lettre seule m'a été fournie par le milliaire de Civaux, n'est pas et ne peut pas être certaine. On pourrait songer tout aussi bien â la forme suivante :

inip. caes.

ni. aurelio severo

aleûL^andro pio

ni . aur . antonini

divi fil . l . septimi

m\\ severi nepOTl

(t) Cf. plus haut, p. 30.

résultant de la lecture même donnée par M. Ledain, pour le milliaire de Civaux, dans son Epigrapliie romaine du Poitou, mais elle nie parait moins probable que la première, en raison même de la place inaccoutumée qu'il faudrait donner, à la cinquième ligne, au mot divi. On sait en effet que d'ordinaire cette épitliète précédait, et ne suivait pas, le nom de l'empereur auquel on l'appliquait. » E. E.

Page 67, ligne 18. — Au Lieu de: le non d'Ingrande, lire: le nom d'Ingrande.

Page 73. — Le renvoi (9) a été omis au bas de la page. Il importe de le rétablir et de lire : (9) Exploration archéologique de la CharetUc, Angoulême, 1885^ in-8°. Le chiffre (11) est à supprimer. Le paragraphe qui lui correspond n'est que la suite du renvoi (10).

Page 86, 4*^ paragraphe. — Millin s'est certainement trompé en écrivant que l'arc de Saintes avait été surtout construit en l'honneur de Germanicus. C'est en l'honneur de Tibère qu'il eût fallu dire. La place occupée sur le monument par la dédicace relative à ce prince nous prouve bien qu'il en est ainsi :

Quelque jaloux qu'il fut de la gloire de son neveu, Tibère était trop habile pour donner libre carrière à ses sentiments de rancune. La rumeur publique le disait capable d'avoir dirigé la main de Pison. \^raie ou fausse, cette accusation n'était certainement pas faite pour lui plaire et il ne pouvait mieux faire, pour dérouter les soupçons, que de s'associer le nom de celui dont on faisait sa victime sur un monument dont on l'honorait.

Drusus ne viendrait ici qu'en troisième lieu.

Page 88, note 3, ligne 1. — Au lieu de: Très Gallae, lire: Très Galliae.

Page 90, note 1, ligne 2. — Au lieu de: « victime de l'irascible destinée », il faut lii^e: « victime de l'irrésistible destinée ».

Le premier 0 de la troisième ligne de l'inscription n'a jamais été gravé. IL faut lire : (/e/'MANIC •

Page 92, ligne 19. — Au lieu de: C. Julius Cogiduhnus, lire: C. Julius Victor.

Le nom de Lentulius Censorinus est à retrancher de la liste des prêtres de Rome et d'Auguste. Ce personnage avait été inquisitor^ et c'est à ce titre qu'il avait eu les honneurs d'une statue. (Cf. p. 369.)

Page 93, 1*''' paragraphe. — Nous extrayons d'un savant travail récemment publié par M. Hirschfeld sous ce titre : Le culte prooincial dans l'empire romain, les quelques lignes sui-

vantes qui confirment dans une certaine mesure ce que nous avons dit au sujet de l'élection des prêtres annuels à l'autel de Lyon :

« ... En ce qui concerne l'élection du prêtre provincial, il ressort seulement des témoignages épigraphiques qu'il était promu, du consentement et souvent par une décision unanime du concile (ex consensu provinciae), et sans doute on aura eu en vue en cela non pas tant le droit d'élection que la formelle confirmation d'un choix déjà fait. Même il y a grande apparence de probabilité que les villes autorisées à envoyer une députation à l'assemblée avaient, dans un certain ordre, à fournir le prêtre provincial et que l'élection se faisait dans les communes intéressées, soit par le peuple lui-même comme cela paraît avoir été le cas en Asie, d'après le récit d'Aristide, soit par les décurions avec une large participation du peuple (1). »

Page 94. — Bibliographie. Ajouter: Mém. Ant. 0., p. 133.

Page 97. — A la fin de la dernière ligne de l'inscription, il serait peut-être plus exact de restituer Y[ictor]. Ce personnage n'est autre , croyons-nous , que celui dont il est question dans les inscriptions n°^ 99 à 102. (Cf. pp. 259 à

Page 99, ligne 16. — Les citoyens romains de Narbonne, ceux de Vienne, d'Uzès et de Nîmes étaient encore inscrits dans la même tribu.

Bibliographie. Lire : Julien-Laferrière , VArt en Saintonge et en Aunis, IS'^ et 16" livr., et Bull. Ant. F., 1887, p. 205. Ajouter : Audiat, Catalogue du musée de Saintes, la Rochelle, 15 mai 1888, in-8°, p. 40 (2). — Allmer, Rev. épig. du midi de la France, t. ii, n° 48 (janv. fév. et mars 1888), p. 339. M. Allmer a reproduit notre Note sur les inscriptions romaines récemment découvertes ii Saintes. —

(1) Hirschfeld , traduit par Allmer, dans Rev. épig. du midi de la France, janvier-mars, 1889.

(2) Nous avons eu connaissance d'une nouvelle édition de ce catalogue le 21 mai 1889, au moment même où nous corrigions les épreuves de cette partie de notre travail. Celle-ci n'étant que la reproduction complète de la première, à part les erreurs corrigées, nous ne croyons pas utile d'y renvoyer le lecteur, d'autant plus que les interprétations proposées sont généralement conformes aux nôtres. Les deux éditions ne se distinguent entre elles que par un changement dans la préface et la date placée ù la tin : /â mai 1888 pour la première, 1888, sans aucune autre indication pour la seconde, bien qu'elle n'ait vu le jour que dans les premiers mois de 1889. La nouvelle édition est accompagnée de seize planches que les lecteurs de la Revue poitevine connaissent déjà, et que nos lecteurs retrouveront ici sous les numéros vi et vi bis, x et xi bis, xvii à xix, xxvii à xxxiv, xxxvii, XXXIX et XL.

Bull. Ant. 0., 18SS, p. 440. — Gagnât, Revue archéologique, t. XI, 1888, page 43. — Espérandieu, Rec. Com. Arts,

Page 102. — Inscription. La restitution certaine du nom gaulois fourni par les Q" et 7" lignes n'est pas Con\c\onnctorlubnus, mais Con[(j\otinetodabnus, ainsi qu'il l'ésulto d'ailleurs des nouvelles découvertes faites â Saintes. [Cf. l'inscription que nous avons citée sous les n*'^ 99-102.]

Page 104, dernière ligne. — Au lieu de: sous le n° 55, lire : sous le n° 51 .

Page 105. — Bibliographie. Ajouter : Audiat, Catalogué, p. 38. — Allmer, Rev. épig., n'^ 48, p. 340 (d'ap. Note, etc.). — Bull. Ani. 0. , 1888, p. 442. — [M. Allmer restitue ainsi le commencement de la dédicace :

neroni claudio

aug.Jil

rfrVSO-GEr

MANICO

Le reste comme nous l'avions fait nous-même]. — Bull. Ant. F., 1887, p. 231. M. Mowat, qui a décrit ce texte, pense comme nous que cette dédicace, et celle qui précède, appartenaient â un même monument. « On peut conjecturer , dit-il, que c'était un arc de triomphe élevé en souvenir de la conquête de la Bretagne et surmonté de la statue équestre de Claude, dont un fragment aurait été retrouvé, à savoir un sabot de cheval en bronze. »

Page 107, note , ligne 6. — Au lieu de: des énormes étendues, lire: d'énormes étendues.

Page 113, lignes 20 et suiv. — Avant l'interprétation que nous avons reproduite, M. de la Fouchardière avait proposé la suivante : Oratori nos&o Brivatio Marco Frontuni Tarbeliaiius noinine. Jeuru. (Cf. Bull. Ant. 0., t. vu, p. 305.^

Page 118. — Ajouter après la ligne 17 :

35 et 36. Inscriptions votives? gravées sur deux chapiteaux trouvés en 1809 â Beaucaire, en creusant, sur les bords du Rhône, l'écluse de prise d'eau du canal (10).

Et en note :

(10) Genntr- Durand. Mém. de l'Acad. de Nîmes, 1866-67. ô^ série, l. VII, p. 249.

Bibliographie. Ajouter: Cambry, Monuments celtiques, ou recherches sur le culte des pierres, Paris, an XIII (1805), in-12, p. 223. (C'est la copie donnée dans cet ouvrage qui a été citée par M. Mathieu, et que nous avons reproduite

p. 118.) — Ch. de Grandmaison, Paysages et monuments du Poitou, livr. 110 à 112 (Vouneuil-sur- Vienne), p. 2.

M. Emile Ginot, résumant une conférence de M. Lièvre, a écrit ce qui suit dans la Revue poitevine du 15 juillet 1889 :

« ... Ce ne serait pas sans quelque surprise, sans doute, que les ingénieux auteurs [des interprétations singulières dont l'inscription celtique du vieux Poitiers a été l'objet], entendraient l'interprétation nouvelle qui nous est proposée :

« RATIN BRIVATIOM

FRONTV. TARBEISONIOS

lEVRV

« RATIN, accusatif celtique, désigne le monument lui-même ; monument religieux, pierre sacrée et vénérée des Gaulois; M. Lièvre l'a démontré ailleurs (1).

« L'ethnique BRIVATIOM (de Briva qui signifie passage^ gué), n'est autre chose que le nom primitif des habitants de la localité qui, par suite de leur proximité avec les gués de la Vienne et du Clain, se seraient appelés les Brivates, comme nous dirions aujourd'hui les gens du Bocage ou les gens du Marais.

« FRONTV, nom propre au nominatif, est évidemment le sujet ; TARBEISONIOS, autre nom propre au génitif, indique que le premier de ces deux personnages est le fils du second.

« Enfin le verbe lEVRV, connu déjà par d'autres inscriptions, pourrait se rendre par consecravit, si l'on admet le caractère sacré des menhirs, par fecit, dans le cas où l'on préférerait, un terme qui ne préjugeât pas de la question.

« Notre inscription peut donc se traduire ainsi : Fronto, fils de Tarbeisonios^ a fait cette pierre sacrée des Brivaies.... »

Dans un mémoire qu'il a lu au dernier congrès des sociétés savantes de France, M. Lièvre a directement émis lui-même l'opinion que nous venons d'indiquer. Elle a été discutée par M. Mowat.

Page 119. — Bibliographie. Ajouter: De Longuemar, Mém. Ant. 0., t. XXX, 1865, pi. m. — Journal officiel, n° du 12 juin 1889. — Revue historique, t. XL, 1889, p. 452.

Page 121. — S'il est facile de comprendre que Claudius Potitus ait pu être flamine perpétuel de la civitas dont Limonum était le chef-lieu, il nous paraît beaucoup plus difficile d'admettre, après mûre réflexion, que ce personnage n'ait été que le flamine de la ville seule. En conséquence, il se pourrait que Ton dût lire â la dernière ligne, non \i[\x^Jl{amen) pierpetuus) in u[rbe], mais un surnom quelconque, tel que celui d'Elpinus par exemple.

Bibliographie. Ajouter : De la Ménardière, Le culte chez

« (l) les menhirs ou la lilholalrie chez les Gaulois. Paris, 1889, in-8°.

les Pictons, dans Mém. Ant. 0., 1880, p. 38 (tirage à part, page 22).

Page 122. — Depuis la publication que nous en avons faite nous-raême, le vase à Mercure découvert sur les hauteurs de la Roche, à Poitiers, a été l'objet d'un mémoire très étendu dû à la plume du K. P. Camille de la Croix. Notre savant ami a passé en revue tontes les opinions qui se sont produites sur ce curieux petit monument votif et donné « la marche chronologique » complète de sa « divulgation » dans le monde savant. (Cf. Le temple et les puits de Mercure découverts sur les hauteurs de Poitiers en 1880, Poitiers, 1888, in-8°, pp. 33 à 52. (Extr. des Mém. Ant. 0., 1886.)

Page 126, note 2, ligne 6. — Au lieade: Ligugé (Deux-Sèvres), lire : Ligugé (Vienne).

Page 127. — Une bonne copie de l'inscription citée par M. l'abbé Hardel a é^ retrouvée par M. Mowat, dans les papiers de Léon Renier. Elle a été annotée de la main de La Soussaye : « voie de Chartres à Bourges par Blois ; carbonate de chaux » :

JtV 1 Vjr /v

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