‹ Épigraphie romaine du Poitou [et] de la SaintongeChapitre 37 sur 217 · IMPERATOR XI · texte numérisé non relu

IMPERATOR XI

COS III DESIGN nu

XXIVI //////

Le texte serait ainsi daté de l'année 46 après J.-C. Il pourrait se lire :

[Ti[berius) Claudius Caes(ar), Augiusius), p[ontrfex) miaximus)], trihun[icia) [potest{ate) TV] , imperator XI, co[n)sul III , (consul) designiatus] [II II]. [Leugae) XXIV a [Med\iolano) ?]]

Bibliographie : P. Gardrat, Rcc. Com. Arts^ 1. 1. p. 417. — Mraille, ibid. p. 485. — Mraille, Congr. ardi., xxxii"^ session, 1865, p. (>03. — Aicdi at (co^ïe dessinée), p. 4. — H. de Villefosse, Bull. Ant. F., 1880, p. 243.

MONUMENT DE DIOCLETIEN, MAXIMIEN OU MAXENGE

MiUiaire de Rom

Ce milliaire, qui est aujourd'hui conservé au musée de Niort,

a été découvert à Rom par M. Berthelé et signalé à la Société de

Statistique des Deux-Sèvres dans la séance du 13 mars 1883. La

copie suivante est empruntée aux Bulletins de cette société :

«DM AVRE

N ? RC

« Une partie de la pierre, disait M. Berthelé, a été enlevée « dans le sens de la hauteur. Par suite de cette cassure l'inscripci tion est incomplète. »

Notre copie :

DN//////1 AVRE //////NPG

Les lettres ont Û"'05. La borne était une colonne circulaire de 35 centimètres de diamètre; le fragment que nous décrivons a 25 centimètres de haut.

Il est bien difficile de restituer sûrement les quelques lettres qui restent seules de l'inscription. Il y a lieu de remarquer toutefois que la qualification de d^ominus) oi^oster) ne fut presque toujours donnée aux empereurs qu'à partir de Dioclélien. JJe» lors, en dehors de Carausius, dont le nom ne s'est rencontré jusqu'ici que sur des monnaies, il ne nous parait pas possible d'attribuer le milliaire à d'autres princes qu'à Dioctétien luimême, ou à son collègue Maximicn, ou enfin à leur successeur Maxence. Ce sont, en effet, les seuls empereurs du iv" et du v" siècle qui ont porté le nom &'Aureli'us.

On pourrait alors songer à restituer, mais sans aucune certitude :

D{omiHo) niostro) [imp[eratori]] M[arco] Aun'.[lio Maximiano (?) p[io).. p[ontifici] m[aximoj tribu]n[icia) p[otestate] c[onsuU)..,.

A notre maîlre, à l'empereur Marc-Aurèle Maximien, pieux., souverain pontife, revêtu de la puissance tribunice, conul....

La date de l'inscription serait ainsi comprise dans les dernières années du troisième siècle ou les premières années du quatrième.

Bibliographie : Bull. D. Sèv., 1883, p. 249. — Revue Poitev. et Saint., t. lY, 1887-1888, p. 164.

Milliaire (?) de Chasseneuil

La découverte de ce milliaire (?) a été annoncée dans les termes suivants que nous empruntons au BuUelln, pour l'année 1886, de la Société archéologique de la Charente :

« Séance dio \Z janvier. — M. le Président (1) fait connaître « à ses collègues, qu'il y a quelques jours, étant à Chasseneuil, « on lui a montré une borne milliaire dont l'inscriptiou a malce heureusement disparu presque tout entière lorsque cette pierre u a été taillée et creusée pour en faire un sarcophage. M. le « Président ajoute qu'après avoir étudié les quelques lettres « qui restent il fera part de ses conjectures à la compagnie.

« Séance du 9 juin. — M. le Président rappelle la communi- « cation qu'il a faite à la Société, dans une de ses précédentes

(1) M. Lièvre, aujourd'hui conservateur de la bibliothèque de Poitiers.

« séances, au sujyt d'une borne milliaire trouvée clans un

(( ancien cimetière, à Ghasseneuil. 11 annonce que M. Audonnet,

« auteur de celte découverte, vient de donner cette pierre au

« musée [d'Angoulème]. »

(( Le milliaire, — nous a dit M. Lièvre dans une correspon-

(( dance particulière, — a été ro!j,né i)ar le haut et retaillé pour

« en faire un sarcophage d'enfant. Les quelques lettres qui suh-

« sistent doivent appartenir à la ilernière ligne. La borne est en

c( craie d'Angoulènie, pleine de iossiles, qui se sont irrégulière-

« ment désagrégés, laissant des vides (|ui se confondent avec les

« quelques caractères épargnés par le marteau et ajoutent à la

c( difticulté du déchiffrement (1) ».

On n'y distingue en effet ({ue les deux lettres : M N, qui ne sauraient évidemment suftii'e pour conduire à quelque conclusion.

BuiLiOGRAPHiE : BulL Arcli. Cit., 1886, p. xxii et xlix.

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