LI B
« Ces trois g'roupes sont lari;'ement séparés les uns des autres; « les trois premières lettres ont 18 cenlimélres, l'O, IC).
« '■1° Un S de même dimension.
« ,']" En lettres <le H centimètres :
HIC ou IlISLO....
« Celte dernière inscription j)araiL tracée et non i;ravéc.
« 4° Enlin en lettres capitales de 14 centim. :
TI CLAVDI.
« Au (h'ssous [sont] (pielques traces de lettres incomplètes, c mutilées, (pu avaient IG centim. et dont il est dil'licile de tirer c un mol. Celles-ci se rapportent certîiinement à Tibère ou bien c à Claude, peut-être même à Néron, ce qui serait une date de « [A de J.-C. à 5i. Mais il faudrait ])rouver que cette inscription < a été faite pour les Ai'ènes, et ([ue ce n'est ])as une pierre apc portée là et utilisée comme matériaux. Or Nicolas Alain c (voir Epigraphie santone, p. *.)) aflirme avoir vu aux Arènes
c dos inscriptions (|iii prouvent leur conslruclionsons Gal]i(Mi » (I)
A[nDRÉJ LfÉTELlÉ].
Voici la copie rpio nous avons prise du qualrièmc fra<'-men( dont un mouluL^-e est au musée do Saintes, (voir pi. xvinf:
1 1 CLAVr
//^t./;r»DT///
Dans la séance du 14 décembre IcSSl de \i\ Société nationale des Antiquaires de France^ M. Héron de Villefosse a remarquablement commenté le (pialriérac des frag-menls d'inscriptions découverts aux arènes de Saintes la même année.
« Il est facile de se convaincre, dit-il, en examinant l'em- « preinte, que ce fragment appartenait à une inscription monu- « mentale. Les lettres de la première ligne ont deO m. 16à 0 m « 17 de liauteur; l'inscription a pu orner la frise d'un arc de « triomphe ou peut-être était-elle placée h la partie supérieure « du mur du podium, comme cela se voit aux arènes d'Arles et « ailleurs. Il n'est pas douteux ([ue le nom inscrit à la première « ligne ne soit celui de l'empereur Claude ; la forme des lettres « s'accorde parfaitement avec cette attribution
« On retrouve, fà la 2" ligne], le nom d'un des peuples d'Aquit taine voisin des Santones, celui des Petrucorii : PeTRucORI. « Gela me paraît suffisant pour croire que le fragment appar- « tient à la dédicace d'un monument élevé en l'honneur de « Claude par les peuples de l'Aquitaine. Les noms des autres « peuples étaient inscrits, dans un ordre qu'on ne peut établir, « à la suite de celui des Petj-ucorii. De sorte que le texte devait « se présenter ainsi :
TI CLAYD/o Drusif. Caes. Aug.Gennànico peTRwcORI
« Les monuments épigraphiques du règne de Claude sont « nombreux. A Saintes, il n'est point étonnant de retrouver un «monument, puisque, dans cette même ville, il y avait déjà un « arc de triomphe portant les noms de Gormanicus, son frère « aine, et deDrusus son père. Le nom de Germanicu? se retrouve « aussi dans la dénomination d'une des stations de la voie ro- « maine de Saintes cà Limoges. Tout cela indique un attache- « ment particulier des habitants de la contrée pour la gens
(1). Nous ferons remarquer, en passant, que cette affirmation de Nicolas Alain n'est rien moins que prouvée.
« Claudia. Il ne faut pas ou])lier que Claude était né à Lyon, « d'une manière fortuite, il est vrai ; mais c'est lui qui fit admet- « Ire les Gaulois dans le Sénat romain. Cette inscription, dont il « ne nous reste qu'un fragment, a peut-être été gravée en l'an « 51, après les victoires de Bretagne, comme l'inscription de « l'arc de triomphe élevé à Rome en l'honneur de Claude. »
M. Audiatcite, di\nii]Q Bulletin des Archives de Saintonge (t. iv, p. Ihi), l'intéressant article ({ue nous venons de reproduire, — et qui nous parait concluant, — mais il n'en partage pas toutes les idées.
« Malgré la grande autorité de M. de Villefosse, dit-il, il faut « ])ien avouer que cette interprétation est un peu trop hypothéti- « que ; car elle s'appuie, non pas sur des lettres, mais sur des « fragments de lettres où M. de V. lit TR...ORI et iM. Lafer- « rière SPI...OBI. D'ailleurs, où l'archéologue voit deux lettres « seulement, VG, il y a un espace pour trois au moins... »
l'our notre compte, il nous paraitcertaiu cependant que la copie donnée par M. l'abbé Julien-Laferrière n'infirme pas la restitution proposée par M. de Villefosse. Si nous ne considérons en effet que la partie supérieure, seule existante, des lettres qui les composent, les deux lectures se présentent sous une forme semblable que nous donnons en fac-similé.
Bibliographie. A[n(lrè\ L\eielii'\, Bail. Arch. S., t. m, 1882, p. 2i(i. //. (le Villefosse, Bull.A/it. F., ISSI, p. 2'6l—L. A\ivliatl Bull. Arch. S., t. IV, 1883, p. 112 et 131. — Bull, ép'fj. de la Gaule, t. n, 1882, p. 2Ô3.
Musée lapidaire de Saintes.
La dédicace suivante a été découverte à Saintes, danslecourant du mois de juin 1887, par iM. l'aljbè Julien-Laferrière, chargé de la direction des fouilles entreprises dansla partie de l'ancien mur d'enceinte qui limite au nord le jardin de l'hôpital général. Elle est en deux fragments dont l'assemblage est facile.
l*^' riML;in(Mil. — Sur un bloc de pierre ayant 0™5!2 de haut, ()"'77 de large et ()"'(H1 (réj)aisscin' et portant sur trois de ses faces latérales un couronnemeni formé par des moulures et un (piarl d(> rond ayant une saillie totale de 0"i^23, on lit, en fort belles lettres de"0'"115 très })rofondément gravées :
'■M GLA\
:2" l'rai^nioiiL — Sur un deuxième bloc ayant 0"'G4 de haut, O""!! de large et une épaisseur rendue variable par des mutilalions, on lit en caractères de même forme que les précédents.