‹ Épigraphie romaine du Poitou [et] de la SaintongeChapitre 66 sur 217 · INSCRIPTION RELATIVE A MINERVE · texte numérisé non relu

INSCRIPTION RELATIVE A MINERVE

Autel votif de Saintes.

Dans le recueil dont nous avons parlé déjà , "\^eyrel a publié, en 1635, l'inscription suivante qui serait aujourd'hui perdue:

MINERVAE C

SECONDAIS FLORVS

SECONDI V- L • M •

MAGIRRA

« M. de la Sauvagère, a dit d'autre part Bourignon , prétend que l'église de Saint-Saloine [à Saintes] a été anciennement un temple de Minerve, et il veut le démontrer par [l'inscription suivante] prise dans le recueil de Veyrel :

MINERVAE- C-

SECONDVS FLORVS-

SECONDI • V- L • M •

MAGIRRA

« Miiiorvœ Calas Secondas Floras Secondi (filias) vovit lihcns inerilo. Ma(jin'a (posait). »

M. Audiat a reproduit enfin la copie précédente qu'il corrige, avec juste raison peut-être :

MINERVAE • C •

SECVND\ S FLORVS

SECVNDI • V • L • M •

MAGIRRA

« En suppléant un F après SECVNDI ;, on a, dit-il :

(( MINERVE Caius SECUNDUS FLORUS SECVNDI FiLiiJS VoviT LiBENS Merito. MAGIRRA (fecit).

(( A Minerve, Caias Secandas Floras, fils de Secandus , a fait librement et avecjastlee an vœa. qae Maglri^a a accompli. »

Chaudruc de Crazannes, que nous avons a citer aussi, s'arrêtait plutôt â quelque interpolation du dernier mot et ne croyait pas — ce qui est assez dilliciie â conipi'endre d'ailleurs — que Macjirra put accomplir un vœu qu'elle n'avait pas fait.

Il se pourrait dès lors que l'on dut se borner â lire :

Mmcrvae. C{ai>is) Secundus Fiants, Secundi [filius], i^[otum) {s{olviC)\ l[ibens) rn[erilo), ou siiiipiemenl : v[olum) l[ibcns) m[erlto).

A Minerve. Caius Secundus Florus, fils de Secundus [filialion exprimée à la manière gauloise)^ avec reconnaissance et en accomplissement d'un V(i'u.

Le mot Macjirra, dont nous renoncerions ainsi â nous servir, fait penser â la forme latine Maf/lras dérivée du grec MKycapoç = cuisinier.

Si on l'employait , comme on ne pourrait le laisser à la place qu'il occupe, il faudrait le rattacher vraisemblablement au mot Secandi, ce qui nous donnei'ait la lecture suivante :

Minervae C... Secundus, Florus, Mugirra, Secundi f{ilia), v[olum) l[ibcnlcs] vi[erilo) [s{olverunl].

A Minerve C... Secundus, Florus et Ma.uio'a, fille de Secundus, ont l'ait construire [cet autel] avec reconnaissance et en accomplissement de leurs vu'ux.

Resterait enfin cette troisième interprétation, tout aussi problématique que les deux autres :

MineiDae C... Secundits, Florus Sccundi [et) Magirra^ v{otum) l[ibentes) m{erito) [s{oive7-unl)].

A Minerve C... Seciindiis, Florus fils de Secundus, et Ma^in-a, ont fait construire [cet autel] avec reconnaissance et en accomplissement de leurs vœux.

Nous ne connaissons à Minerve d'autre surnom commençant par la lettre C ciue celui purement géographic|ue et local de Cabardiacensis, qui ne convient assifi^ément pas ici (1).

Bibliographie: Veyrel, p. ll.~ De la Sauvagère, p. 12G. — Bourignon, p. 97. — Cliaudruc de Crazannes, p. 28. — Audiat, p. 67.

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