ÉMOTIONS
plutôt que d'avouer une tare héréditaire. Mais on apprend bien souvent, par un interrogatoire minutieux, que le fait en question est sans importance, ou qu'il s'est passé à une époque bien antérieure à l'accès.
Il est cependant hors de doute que, chez les prédisposés, un accès peut être immédiatement provoqué par un ébranlement plus ou moins intense du système nerveux. Nous avons parlé des émotions : ce sont surtout les émotions asthéniques qui ont été invoquées comme causes occasionnelles fréquentes (chagrin, peur, anxiété prolongée). Ces étals psychiques s'accompagnent d'ailleurs d'une hyperexcitabililé très favorable à la production des phénomènes convulsifs. A l'époque menstruelle, ces émotions agissent encore avec plus d'efficacité en raison de la susceptibilité nerveuse qui accompagne cet état physiologique. La décharge convulsive suit parfois immédiatement l'émotion ressentie ; mais il n'en est pas toujours ainsi. La dépression nerveuse qui suit les chocs moraux peut durer un certain temps, et l'accès peut survenir à un moment donné de cet état d'asthénie, quelquefois assez loin de la cause initiale.
L'épilepsie qui s'est déclarée à propos d'une