‹ ÉpilepsieChapitre 67 sur 111 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

Le mal comitial peut se manifester sous la forme de syndromes tellement multiples et variés, comme nous l'avons vu, que le diagnostic est souvent difficile, et exige un examen clinique approfondi, et une connaissance détaillée de toutes les formes de paroxysmes. Sans doute la difficulté n'est pas la mérae dans tous les cas ; et pour prendre d'abord les plus simples, les plus classiques si l'on peut dire, ceux dans lesquels la maladie se présente sous forme de grandes attaques convulsives ayant les caraclé-

IXTERHOGATOIRE

res que nous avons décrits plus haut, le clinicien expérimenté pourra se prononcer catégoriquement la plupart du temps, surtout quand il aura été témoin du paroxysme. Mais il est loin d'en être toujours ainsi. Le plus souvent, l'examen se borne à un interrogatoire et à Vinspection du malade. Rappelons, en passant, que tous les stigmates de prédisposition, tares névropathiques héréditaires, signes anatomiques et fonctionnels de dégénérescence, asymétrie crànio-faciale et autres anomalies de développement, devront entrer en ligne de compte dans cette enquête.

Il peut se faire que l'épileptique ignore complètement son mal, quand les attaques convulsives se produisent exclusivement la nuit. Mais habituellement il éprouve au réveil cerlains symptômes inaccoutumés dont il faut tenir grand 'compte. C'est une lourdeur de tète avec obnubilalion plus ou moins marquée de l'intelligence, un embarras de la parole. De plus il a ou pendant la nuit une miction ou une selle involontaire. On constate que la langue, tuméfiée, a été mordue ; il existe parfois sur la face, sur le cou, un léger piqueté hémorrhagique comparable à des piqûres de puce, auquel Trousseau attribuait une grande importance. Quelquefois même le malade présente des traces

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