LS
Jamais vous ne touchez nos fanges, La terre qui souille nos pas; Pour prendre vos joyeux ébats,
Vous empruntez des ailes d’anges.
d' Le calice embaumé des fleurs
| Au souffle du zéphyr vous berce, L Et, pour vous, la nature verse Fe: L'odorant nectar de ses pleurs.
Ah! qui pourra de cette terre,
} : Détachant aussi l'âme un peu,
Lui prêter des ailes de feu
ï Pour fuir vers un autre atmosphère!
Pia
| à. é Atteindre le pur idéal
1 LL. Auquel, nuit et jour, elle aspire,
il “ Ainsi que l’exilé soupire,
hi Ë | Après l’azur du ciel natal!
Poésie! oh! mieux qu'aux abeilles, Ja ;
RS Tu peux lui donner son essor Res Pour voler vers la cime d'or
Re Des inénarrables merveilles,
Verser quelques gouttes de miel, Comme une divine ambroisie, Dans la coupe pleine de fiel
Qu'à nos lèvres offre la vie!
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