‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 41 sur 150 · Margeret, p. 117 et suiv. — Karamzine, p. 226-ïZ · texte numérisé non relu

Margeret, p. 117 et suiv. — Karamzine, p. 226-ïZ

130 LES FAUX DÉMÂTRIUS.

propres à faire soupçonner qu'il la chérissail an fond de son cœur. C'est ainsi qu*à Poutivie il avait permis aux Polonais catholiques de sa garde de célébrer publiquement, selon leur rite, la fête de TAnnoneia* tion , et, scandale inouï dans les idées de Tépoque^ on avait tiré le canon à cette solennité. Il avait donné des images à des prâtres latins, et décoré leurs autels d'étoffes précieuses ^ . Poin^ les dévots moscovites, Démétrius était un ennemi de l'Église, et il se trouva des fanatiques prêts à gagner la palme du martyre pour délivrer la sainte Russie du fléau qui la menaçait.

Trois moines, partis de Moscou, arrivèrent à Poutivie, porteurs de lettres pour plusieurs habitants de cette dernière ville avec lesquels ils s'abouchèrent en grand secret. Elles leur étaient adressées par Boris, qui promettait aux bonnes gens de Poutivie une amnistie plénière, des privilèges et des récompenses magnifiques s'ils voulaient lui livrer Démétrius mort ou vif, ainsi que les Polonais de sa garde. Ces moines, s'il fallait les croire, avaient résidé longtemps dans le monastère d'où s'était échappé Timposteur qui se donnait pour le tsarévitch, a C'est un impie et unre*

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