Journal des ambassadeurs^ p
En ce moment, un des conjurés, qui, à la faveur du tumulte, avait pénétré dans la chambre du tsar, s'approche et lui dit : « Eh bien! malencontreux empereur ', à la fin te voilà réveillé Y Viens rendre compte au peuple de Moscou. » Basmanof, indigné, saisit le le sabre du tsar et fend la tète à l'insolent^, puis il se précipite vers le balcon, déjà envahi par les conjurés. Démétrius, armé de Tépée d'un de ses gardes, suit son fidèle générai, en criant aux rebelles : «Misérables! je vous montrerai que je ne suis pas un Boris ' ! B
On dit qu'il en tua plusieurs de sa main. Basmanof s'était jeté au-devant des conjurés , tantôt suppliant , tantôt menaçant , il couvrait le tsar de son corps et frappait des coups terribles. Tandis qu'il s'efibrce de défendre le perron et les abords de Tescalier, le boyard Tatischef, pour lequel peu de jours avant il intercédait auprès de Démétrius , le frappe d'un coup de couteau et le renverse auprès de son