‹ Épisodes d'histoire musicaleChapitre 39 sur 60 · II n'a de fonctions réelles à remplir que pendant · texte numérisé non relu

II n'a de fonctions réelles à remplir que pendant

crétaire \ une sinécure, celle d'un des deux pianistes, le remplacement du maître de chapelle (qui touchait 4.000 francs) par un premier yiolon à 3.000 francs ^. Cette dernière réforme se justifiait aux yeux du rapporteur par cette considération qui nous paraît bizarre aujourd'hui : « Depuis longtemps, écrivait-il, on est convaincu que les batteurs de mesure nuisent à la bonne exécution, attendu que le bruit et les contorsions qu'ils font donnent moins d'impulsion qu'un archet dont le bref mouvement suffit pour maintenir et diriger un orchestre. Le violon a encore l'avantage de faire toutes les rentrées en retard, soit de la partie vocale, soit de la partie instrumentale, ce

une heure les dimanches et fêtes, sauf les cas extraordinaires. Quant aux compositions, il n'en fait que ce qu'il veut et quand il veut ; c'est plutôt pour sa réputation qu'il travaille que pour remplir les devoirs de sa place. On portera ses appointements à 8.000 francs et changera le titre vieilli en celui de directeur-compositeur de la chapelle du Roi. »

1. Le travail du secrétaire consistait à rédiger les lettres de convocation pour les répétitions, exécutions, etc., et à veiller à ce qu'elles fussent remises à domicile. Il transcrivait sur son registre les ordres des surintendants et faisait toutes autres écritures (art. 3 du Règlement).

2. Le maître de musique dirige l'orchestre de la chapelle ; en cas d'absence, il est remplacé par le premier violon (Art. 2.).

LA CHAPELLE ROYALE SOUS LA RESTAURATION Ul

que ne peut faire l'impuissant bâton. » Et il citait l'exemple de Fr. Habeneck à la Société des Concerts.

Il convenait en outre de réorganiser l'institution des six pages de la musique du Roi, c'est-à-dire de remplacer le système du pensionnat par l'allocation aux parents d'une pension de 600 francs, au lieu des i .000 francs 'que recevait pour chacun d'eux leur gouverneur Jadin.

M. de la Ferté proposait encore de porter à i.5oo francs tous les chefs de pupitre, de donner 1.200 francs aux autres musiciens, de réduire le nombre des flûtes à deux, de créer par contre deux places de cor, une de trompette, enfin d'engager à l'année le timbalier.

En ce qui concerne la vocale, il y avait lieu d'égaliser les traitements des chanteurs, de donner 2.5oo francs aux récitantes, 5. 000 aux récitants, i.5oo aux coryphées et 1,200 aux choristes. Par suite, la composition de chaque groupement de voix devenait la suivante :

!"• dessus : 3 récitantes i coryphée 6 pages 4 choristes

2''" dessus : 3 récitantes i » — 8 »

Ténors ; 3 récitants i » — 10 »

Basses : 3 récitants 1 » — 10 »

Totaux: 12 récitants 4 coryph. 6 pages 32 choristes

D'après ce projet, le devis définitif arrêté dans la préparation du budget de i83o est de 172.760 francs; la réduction n'est plus que de 1.620 francs. Le 3i décembre 1829, l'intendant général de la maison du Roi répond qu'il approuve entièrement cette organisation et qu'elle sera mise en vigueur le i^"" janvier i83o. Mais l'ordonnance du Roi n'intervint que le i3 mars suivant. Au lieu d'une réduction, c'est un nouvel accroissement de dépenses qu'elle sanctionne; le crédit est fixé à 2 14.700 fr. K Les deux surintendants sont conservés. Les chefs de pupitre sont portés à 1.800 francs, mais les seconds n'ont que 1.200 francs. Le personnel était composé de ii5 personnes.

Avant qu'il soit dispersé par la Révolution de Juillet, il convient de le passer en revue. Depuis 181 5, la direction est restée la même. Ch. Plantadê, maître de chapelle, et Valentino sont inscrits comme survivanciers de Le Sueur et de Cherubini. Les accompagnateurs sont Al. Piccinni et Pradher. 11 y a deux organistes, Séjan et Benoist, qui fut professeur d'orgue au Conservatoire,

I. Et non pas à 260.000 francs comme le dit Castil-Blaze dont les chiflres faux ont été reproduits par tous ceux qu ont écrit sur la chapelle royale.

Grégoire est inspecteur du service, Durais, secrétaire et Lefebvre, bibliothécaire.

Les récitants sont au nombre de douze :

Premiers dessus : Mmes Lemonnier, Dabadie, Lambert.

Seconds dessus: Mmes Staïti, Gide, Martaiilville.

Ténors : Ponchard, Rigaud et A, Dupont.

Basses : Consul, Levasseur etStephen (delaMadelainè).

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