EPILOGUE
Sans contester absolument la vérité de ces faits, Louis XVIII demanda au ministre de la Guerre un supplément d'enquête.
Son Excellence lé duc de Feltre, naguère ministre de l'Empereur, aujourd'hui ministre du Roy; le sous-secrétaire d'État, naguère baron Tabarié, aujourd'hui vicomte de Tabarié, et le secrétaire général, naguère M. Acres- Fleurange, aujourd'hui M. des Acres de Fleurange, consultèrent les dossiers de la Correspondance générale et ceux de la Justice militaire.
De cette enquête il résulta :
1° Que, durant plusieurs mois de l'année i8i3, le gouvernement de Buonaparteet Buonaparte lui-même avaient été fort alarmés par l'apparition soudaine d'un mystérieux personnage appelé Sans-Façon ;
•2" Que cette inquiétude n'avait cessé qu'à la nouvelle de l'exécution capitale dudit Sans- Façon ;
S'' Que, pourtant, ledit Sans-Façon n'avait jamais été mis à mort;
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4" Que même il n'avait jamais existé ;
5" Enfin, qu\m colonel de gendarmerie, un général colonel-major dans la Garde impériale, un commissaire général de police, deux préfets, un évêque et quatre mille soldats de toutes armes, cavaliers ou fantassins, s'étaient pendant trois mois furieusement agités, pour réduire à l'obéissance... un manteau et un chapeau, — et cela, en vain.
Certes, en apprenant des choses aussi stupéfiantes, le roi de France Louis XVIII, ce poète folâtre à ses heures, dut beaucoup rire.