DANS LA CHAPELLE DES ÉVÉQUES
Les sentiments et l'éternelle gratitude de Jeanne sont partagés par tous les siens. A la suite du Miracle, cette famille, déjà chrétienne, a été plus chrétienne encore.
Peu de temps après avoir reçu une seconde fois leur fille des mains de Dieu, M. et Mme de Fontenay goûtèrent le boiilieur plein de larmes d offrir au Maître souverain un précieux jovau de leur tiésor,un truit exquis de leur jardin.
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Au mois de novem bre de cette même année
1874, leur plus jeune fils, que nous avons ^u servir la messe du Miracle, revêtait, à Samt- Acheul, l'habit de novice dans la Compa gnie de Jésus. Il se nomme aujourd'hui le Père Joseph de Fontenay et a eu la oloire d'être expulsé par les fondateurs de nos libertés... « Heureux ceux, a dit Notre-Seigneur, qui, pour la justice; souffrent persécution ! »
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Apparitions directeur
Quant à Jeanne, elle est retournée bien souvent à Lourdes pour remercier sa Bienfaitrice, et recevoir encore la bénédiction de Mo-r Pevramale. Le Curé des était devenu son conseiller, son suprême, son père.
Hélas ! il fut un jour où retrouva plus et o pour lui demander e core ses inspirations, son secours, ses j
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prières , elle dut se prosterner sur un tombeau 32. ..
INIlie de Fontenay se plaît h employer au soin des infirmes ses forces reconquises. Al un des derniers pèlerinages du Salut, dont elle faisait partie, elle a passé deux ou trois nuits en chemin de fer, allant à chaque station, d'un wagon ii l'autre, veiller aux besoins des malades et poursuivant ensuite, sur la terre des Prodiges, ce rude otfice de sœur de Charité.
Au moment où nous traçons les dernières liofnes de ce récit, nous venons de la rencontrer encore à Lourdes, durant le mois anniversaire de sa délivrance. Assistant ceux qui souffrent comme elle souffrait, les baignant jîieusement dans l'onde miraculeuse, savourant l'ineffable joie d'en voir parfois guérir quelques-uns comme jadis elle-même a guéri, elle accomplissait ce précepte du Sage : « Exerce envers le prochain la miséricorde que Dieu a exercée envers toi. »
Los Bretoux, 8 septembre 1882.
En la fête de la Nativité de la très sainte Vierge.
Madame Guerrier et moi, nous açons pris connaissance du manuscrit que cous nous avez communiqué et dans lequel cous racontez comment elle a été guérie, le 16 septembre de cette année, au sanctuaire de Lourdes.
Votre récit est en tout de la plus parfaite exactitude, et tous les deux nous nous plaisons à vous l attester : tous les faits que vous y relatez sont vrais, vrais dans les détails, vrais dans leur ensemble.
Recevez, Monsieur, l assurance de nos sentiments très distingués.
Ed. guerrier
Justine GUERRIER, née BivER.
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