LE VOLEUR D'ABEILLES
A mon ami Francis Vielé-Griffin .
5ul ne sait si promis à quelque exil farouche, lléroB maudit de son règne déshérité, D'à sire annonciateur d'une nativité N'a pas brillé jadis sa puérile couche ;
Et la conque où s'éveille aux gammes de sa bouche
Le progressif écho d'une sonorité
Garde au contact de son pur souffle ébruité
Un pru du rose de la lèvre qui la touche;
11 rayonne à son front des vols d'abeilles d'ors. Au poid$ de son talon résonnent des trésors Enfouis en Thorreur de cette solitude
Où sa flÈche tua les Oiseaux voyageurs,
Et quand sa vierge chair pour le bain se dénude
L'aube d'un sang royal y montre ses rougeurs.