‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inédits (volume 2)Chapitre 149 sur 185 · Le quartier de Richelieu : voy. p. 43, n · texte numérisé non relu

Le quartier de Richelieu : voy. p. 43, n

232 EP1STRE

Bref tout est net, tout est hors d'embaras, Et tout le monde icy vous tend les bras. Buhy la vefve J & sa riche héritière 2, Les Teveninsî, Paget4, et la Bidiere s,

1. Catherine de Saveuses (a) (?-?) est veuve depuis neuf ans (3 février 1637) de Pierre de Mornay, seigneur de Buhy, maréchal des camps et armées du roi. Ce Pierre de Mornay était neveu du célèbre Philippe dh Mornay, seigneur du Plessis-Marly, dit « le pape des huguenots », et qu'on appelle souvent Duplessis-Mornay (Anselme : VI, 283). Le sr de Buhy était par conséquent cousin germain d'Anne de Mornay, femme du duc de Laforce, pair et maréchal de France (Anselme : IV, 473).

2. Marie de Mornay (1616-1664), fille de la précédente et de Pierre de Mornay, a étudié le latin, l'italien, l'espagnol, la philosophie, l'histoire, le dessin. Elle a trente ans. Dans quelques mois, lorsque les Barberini, neveux du feu pape Urbain VIII, qui ont fui Rome où les persécutait le pape Innocent X, arriveront à Paris, Marie de Mornay et sa mère seront chargées, par Anne d'Autriche, d'introduire à la cour la princesse de Palestrina, fille de Taddeo Barberini, préfet de Rome. Un an plus tard (novembre 1647), lorsque ce dernier mourra à Paris, ce seront encore ces deux femmes qui mèneront le deuil à ses funérailles, après quoi elles donneront à dîner, avec somptuosité, aux deux frères du défunt, les cardinaux Barberini, et à sa fille, la princesse de Palestrina.

Mais Marie de Mornay est extrêmement pieuse ; elle repousse tout mariage, malgré les efforts de sa mère qui, pour la marier, la produit de tous côtés dans les réunions mondaines. Elle finira même par s'échapper de la maison maternelle et se réfugier dans un couvent (René de Mornay, La Vie de Mademoiselle de Buhy...).

3. François Thévenin (vers 1575-?), conseiller et chirurgien ordinaire du roi et son opérateur pour l'extraction de la pierre, et chirurgien juré en l'université de Paris (Cab. des titres : Pièces orig. 2819 : 62716, f°7< — 80e vol. desinsin. du chlet de Paris : f° 149. — 100e vol. id. : f° 3 54), a autrefois, en sa qualité de chirurgien, opéré trois aveugles atteints de cataracte : il lui en est resté la réputation d'être le plus grand oculiste de l'Europe ( [de Châtres], Jeux d'esprit et de mémoire... : p. 189). Il a environ 70 ans.

4. Jacques Paget (?-i695), seigneur de Villecomble, est maître des requêtes. Par sa mère, Nicole Lesage, il est neveu de Marguerite Lbsage, femme de François Thévenin dont il est question dans la note précédente (Cab. des titres : Cab. d'Ho\ier 260 : 6936, corrigé et complété par : Id. : Pièces orig. 21S0 : 49249, i* 6, ainsi que par :

(a) Et non pas Saveuse (voy. Cab. des titres : Pièces orig. 2653 : 58930).

Et Rossignol *, & sa tendre moitié ?

Qui vous chérit d'une estroite amitié, Et Benserade 8, & le sage Derville 9, Et l'héritier du brave Bouteville I0,

So* vol. des insin. du chlet de Paris, f° 149, et par : Tallemant : VI, 8) (a).

5. Guillaume Bidé (?-i65i ?), seigneur de la Bidière, fut autrefois sénéchal de Vannes (161 5), puis conseiller au parlement de Paris, et enfin maître des requêtes (Cab. des titres : Chèrin 26 : 527, f° 3 ; Pièces orig. 3 37 : 7363, f 15). C'est en cette année 1646, où Bois- Robert parle de lui, que Guillaume Bidé résigne son office de maître des requêtes, qu'il exerce depuis juillet 1638 (Cab. des titres : Dossiers iléus 9 s : 2264, f° 2).

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