A MONSIEUR CONRART
Enfin, Conrart, la chose est résolue ;
80 Tu l'as voulu de puissance absolue,
Tu m'as pressé, mais avec tant d'ardeur
Que j'ay par toy perdu toute pudeur,
Comme une fille au mal abandonnée [*94]
Par les conseils d'une Mère obstinée.
Il te prend bien que je suis né Normand,
Car je me suis engagé par serment ;
Je l'ay promis, je ne m'en puis dédire,
Deussai-je en presse endurer le Martyre ;
Asseure toy que je ne t'obeis
90 Que pour sauver l'honneur de mon pais.
DE MONSIEUR