Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inédits
Ce volume de 1659 ^^ renferme aucune épître ayant déjà figuré dans celui de 1646.
11 présente en outre, par rapport à celui-ci, les particularités suivantes :
10 II est du format in-80 : le format in-40, qui avait joui d'une vogue immense sous Louis XIII, n'est plus à la mode après la Fronde.
2° Il n'est précédé que d'une seule pièce liminaire : la mode des pièces liminaires nombreuses est passée, ainsi que le fait remarquer Bois-Robert lui-même au début de son AD VIS.
30 Les épîtres qu'il contient, au lieu d'avoir été écrites, comme celles du volume de 1646, en moins de deux ans, s'échelonnent sur une période de treize ans (juin-juillet 1645 — juillet 1658).
40 II est divisé en quatre « livres ».
50 Les épîtres n'y sont pas classées suivant le même principe que dans le recueil de 1646 : dans ce dernier ^abstraction faite de la première épître qui sert de préface, et de câiles qu'il envoya au dernier moment chez l'imprimeur: voy. T. Je»", p. 12-13), les épîtres sont rangées par importance décroissante des destinataires ; dans le recueil de 1659, ^" contraire, les épîtres sont classées dans un ordre approximativement chronologique ; toutefois, Bois-Robert a procédé à certains déplacements, afin que chacun des quatre « livres » commence par deux ou trois épîtres adressées à de très grands personnages.
Au moment où Bois-Robert fait imprimer ce volume, il est
âgé de 69 ans '. Ces épîtres, écrites de $5 à 68 ans, ne se ressentent nullement de l'âge de leur auteur : c'est toujours le même pétillement spirituel, la môme gaieté, la même aisance, le même naturel qui avaient ébloui à juste titre la génération précédente. Ce recueil est même, dans son ensemble, nettement supérieur à celui de 1646. Un bon nombre des pièces qu'il renferme, comme par exemple l'épître à Charles Maraudé, sont véritablement des chefs-d'œuvre.
I. Je crois maintenant que Bois-Robert naquit en 1589, et non pas en 1592 (voy. p. 301).
EN VERS