‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inéditsChapitre 154 sur 236 · Voy. T. I«' : p. 192, n · texte numérisé non relu

Voy. T. I«' : p. 192, n

A MONSIEUR L ABBE FOUCaUET. 227

Sans vanité, j'ay droit de mieux prétendre, [187]

Et je vaux bien ce soin que tu veux prendre ;

C'est injustice, après tout, d'oublier

Celuy qui sçait les grâces publier 45 Et qui n'en voit que peu, sur le Parnasse,

Dont le débit ait plus d'art & de grâce ^

Ton divin frère, indubitablement.

Me veut traiter plus généreusement ;

Mais il a peur que sa vertu, guidée 50 Par sa bonté, ne soit pas secondée ;

Dy-luy qu'il signe & qu'il ne craigne rien :

J'ay regagné le cœur de Servien ^ ;

Au pis aller, ces billets que j'espère

Ont esté faits sous le nom de mon frère 3, 55 Et c'est argent que dés le temps passé

j'ay pour le Roy follement avancé ;

Tu vois par là qu'on me rendroit Justice.

Si sans me voir tu me fais cet Office,

Je publierayque ta rare bonté ^ Tient en cela de la Divinité,

Qui, n'estant pas aux Mortels accessible.

Leur fait du bien sans se rendre visible.

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