Urbain VIII, c'est-à-dire MafFeo Barberini
6. Le prieuré de Nozay, conféré à Bois- Robert vers la fin de janvier ou le début de février 163 1.
J'en ay jouy dix ans paisiblement ^,
Au bout desquels, pour raccommodement
De quelque eschange où je trouvois mon conte
40 En conscience, & je le dy sans home.
Je m'en deffis, & je le résiné [17]
Au sieur du Bot, autrement dit Launé 2, dui, dans le mois, fut mis en sépulture Avant qu'il eust receu sa signature
45 De Cour de Rome. Ainsi ce Prieuré
Me revenoit, & me fust demeuré Sans ma disgrâce aussi-tost arrivée 3.
De tout appuy ma Muse fut privée ; Je perdis tout, & me vy si troublé
50 Pendant vingt mois que je fus accablé
Et qu'un exil, dont le penser me tue.
Du grand Armand me déroba la veue.
Que ce bien-là, que sans droict on me prit. Ne me blessa ny le cœur ny l'esprit.
S5 Je vy le reste encore en grand desordre :
On pilla tout, chacun y voulut mordre, Car vous sçavez, ô Prince généreux.
Comme on espargne un pauvre mal-heureux. Or, comme il plût à nostre destinée,
60 Cette disgrâce enfin fut terminée :
Je vy mon Maistre, & perdis dans ses yeux Le souvenir d'un sort injurieux ; Chacun me rit, chacun me fit carresse ;