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Enfin, si ta plaisante fable
Passoit pour chose véritable,
Le Bois-Robert du temps passé
Par le tien seroit effacé.
65 Le grand ARMAND, je le confesse.
M'a témoigné quelque tendresse ;
Comme il crût voir en mon esprit [53]
Quelque charme qui le surprit,
J'en eus des faveurs singulières 70 Aux heures les plus familières ' ;
J'en répandis sur maint Autheur,
Et me fis le Solliciteur
Des pauvres Muses affligées
Qu'un dur Siècle avoit négligées ^ ; 75 Je fis qu'ARMAND en eut pitié ;
Et sa glorieuse amitié,
Qui fut de ses bien-faits suivie,
Fait tout l'ornement de ma vie.
Mais, si tu m'as dy vray, pourtant, 80 Je voy mon nom plus éclatant
Qu'il ne fut en six cens quarante 3,
Et ma faveur plus éclatante.
ARMAND mérite des Autels,
Il fut le plus grand des Mortels ; 8s Mais ton adorable CHRISTINE
Paroist une chose divine :
Je luy voy des sujets zelez
Aux Climats les plus reculez ;
Elle règne, elle éclatte au Monde