‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inéditsChapitre 84 sur 236 · Voy. p. 120, n. 5, p. 126, n. 3, et p. 126, n · texte numérisé non relu

Voy. p. 120, n. 5, p. 126, n. 3, et p. 126, n

6. Dans son épître à M"* de Nouilhan, Scarron dit qu'il lui écrit cette pièce de vers en collaboration avec M"* de Bussy.

Honorée Lebel {a) (?- ?), fille de Guillaume Lebel, seigneur de Bussy, et de Catherine Blacuod, est une des femmes les plus en vue de Paris. Par son père, elle est d'une vieille famille picarde (Cab. des titres : Pièces orig. 266 : 5812, f" 88 v°) ; par sa mère, elle est petite-fille du célèbre érudit écossais Adam Blacuod (b) (1539-1613) (Beauchet- Filleau, Dict. hisi... : I, 540).

« Elle a l'esprit agréable, elle dit bien les choses, sçayt vivre et est bonne atnye. » Bientôt Molière lui lira toutes ses pièces avant de les donner au public (Tallement : II, 200 et suiv.).

Dans dix-huit ans (1670), elle se mariera avec Jules de Loynes (1635-1703), seigneur de Villefarreuse, lieutenant des gardes du corps du duc d'Orléans (frère de Louis XIV). «

7. Le I" janvier on écrivait de Poitiers à la Gaiette : « Le Roy continue de prendre ici ses divertissemens au manège & au bal, comme la Reyne ses dévotions pour le bon succez de leurs armes. » {Galettes : 1652, p. 35).

(a) Et non pas le Bel (voy. Cab. des titres: Pièces orig. 266 : 5812, f*^ 16-20 et 23).

(b) Et non pas Blackwood, comme on l'écrit de nos jours : lui et tous les membres de sa famille signent Blacuod (voy. Cab. des titres : Pièces orig. 3^8 : 7749, f°' 2 et 3) ; les titres de ses ouvrages même (ce qui ne prouve d'ailleurs rien) portent Blacuod. Je ne sais à quelle époque on s'est malencontreusement avisé de donner une orthographe anglaise €t moderne au nom de cet Ecossais du xvi« siècle.

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Et les Amours avec les Grâces

Y tiennent aussi-bien leurs places.

Là, de tous rangs & qualitez, [89]

40 On void briller mille beautez;

On y void de grandes Princesses,

On y void d'illustres Duchesses,

Dont la plus belle, ce dit-on.

Est l'adorable Saint Simon ^ ; 45 On y void la belle Comminge 2,

De qui l'Amour est le vray Singe :

Pour régner il la contrefait ;

Je ne sçay s'il void ce qu'il fait.

Mais enfin je sçay qu'il attire 50 Beaucoup de cœurs sous son empire ;

On y void la belle Saint Loup 3,

1. Diane-Henriette de Budos (1629-1670), femme de Claude de RouvROY (1607-1693), duc de Saint-Simon et pair de France, gouverneur de Blaye. Elle est fille d'Antoine-Hercule de Budos, marquis de Portes. Elle a pour grand-père maternel Emmanuel de Crussol (?-i657), duc d'Uzès et pair de France (Cab. des titres : Dossiers bleus 143 : 3541, f" 6 v° et 13 v°).

Venant de Blaye, que défend le duc son mari contre les troupes du duc de Condé, elle est arrivée à Poitiers le 7 ou le 8 novembre (Galettes : 165 1, p. 1284). Elle est âgée de 23 ans.

2. Sibylle-Angélique-Emilie d'Amalby (?-i709), femme de Gaston- Jean-Baptiste DE CoMiNGES (1615 ?-i67o), Seigneur de Saint-Fort, dit le comte de Cominges, maréchal de camp, gouverneur de Saumur, qui, surtout depuis le début de la Fronde, a été chargé de diverses missions de confiance ; dans six mois (10 juillet 1652), il sera nommé lieutenant général des armées du roi en Guyenne ; cinq ans plus tard, après avoir servi aux armées en Italie et en Catalogne, il deviendra ambassadeur au Portugal, puis en Angleterre (Cab. des titres : Dossiers bleus 206 : 5222, f°' 76 et 87).

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