‹ Épistres en versChapitre 115 sur 177 · A. MONSIEUR LE BARON DE BAUME · texte numérisé non relu

A. MONSIEUR LE BARON DE BAUME

:>ses pas de voir encor des charmes Dedans nos vers au beau milieu des armes, Fuis que le sort rigoureux a permis Que la Province arrache à tes amis Ton entretien si charmant & si sage Qui consoloit tout nostre voisinage, Puis que je voy qu'il nous en veut priver Tout le printemps ainsi que tout l'hyver, Souffre qu'en vers je pleure ton absence. Et qu'avec eux je te cherche en Provence Pour te conter de tristes veritez Depuis le jour que tu nous as quitez.

Pour tes amis je connoy ta tendresse, Qu'en autre cœur on nommeroit foiblesse, Et je prevoy qu'en narrant leurs douleurs. A ce grand cœur j'aracheray des pleurs ; Mais je ne puis en supprimer l'histoire, Car, après tout, il y va de ta gloire, Et faut qu'un homme en tous lieux estimé

pape, qui persécute alors les Barberini ; c'est du moins le bruit qui court à Paris (v. 57-60). A la fin de l'hiver, il transportera cette armée sur les côtes du Languedoc, mais on ne saura toujours pas « pour quel lieu elle est destinée » (Lettres de Gui Patin...: I, 499). Enfin, au printemps, la flotte en question ira mettre le siège devant Porto- Longone ; c'est là que le baron de Beaumes trouvera la mort (nuit du 27 au 28 octobre 1646), en prenant d'assaut les bastions ennemis (Galettes : 1646, p. 1062).

C'est le deuxième fils de Paul de Fortia (r-1621), seigneur de Pilles (a) et baron de Beaumes, gouverneur de Berre et du château d'If, et conseiller d'Etat.

Son frère aîné, Pierre-Paul de Eortia (1600 r-1682), seigneur de Pilles, tua jadis, le 13 juillet 1627, Marc-Antoine Malherbe, fils du poète (Œuvres de Malherbe... : I, 349) ; en 1646, il est colonel du régiment de Pilles; il deviendra plus tard maréchal des camps et armées tlu roi ("1649), Pu's gouverneur et vigukr de Marseille (1660).

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