‹ Épistres en versChapitre 120 sur 177 · A MONSIEUR LE BARON DE BAU1 ■ . I · texte numérisé non relu

A MONSIEUR LE BARON DE BAU1 ■ . I

Ht Mascaron ' t'ont à demy guéri ; i i Certainement ce sont deux hommes rares.

Qu'en un désert & parmy des barbares

Sans nul ennuy tu pourrois fréquenter ;

Je croy pour eux que tu nous vas quitter.

Excuse, amy, la douleur qui m'emporte, 90 Et la modère en la voyant si forte ;

Tu le pourras si tu veux t'obliger,

Avant que Mars te fasse desloger

Ou pour l'Espagne ou bien pour l'Italie,

De venir voir cette trouppe jolie.

95 Je tacheray d'adoucir cependant

Ce qu'elle aura d'ennuis en t'attendant.

Si tu ne peux à nos vœux satisfaire,

Qu'on sçache au moins quand tu le pourras faire,

Car nous serions sans doute au desespoir too Si tu partois sans qu'on te peust revoir.

intitulé Le Cabinet de M* de Scudery, gouverneur de Nostre Daim de la Garde, qui paraîtra dans quatre mois (2 mai 1646).

Quant à l'adjectif vray, applique ici à Scudery, il a sans doute le sens suivant, qu'on trouvera quatrevingts ans plus tard dans le Dictionnaire de Furetière : 1 On dit qu'un homme est vrai, pour dire qu'il parle & qu'il agit sans déguisement. » (Furetière 1727). Cette définition s'accorde parfaitement avec ce qu'on sait du caractère de Scudery. 1. Voy. p. 20, n. 1.

MONSIEUR

ROSSIGNOL

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