‹ Épistres en versChapitre 13 sur 177 · TEXTE DE LA PRÉSENTE ÉDITION · texte numérisé non relu

TEXTE DE LA PRÉSENTE ÉDITION

Les Epistresât 1646 furent imprimées avec une extraordinaire négligence : les fautes de toute nature y abondent, surtout dans les six dernières feuilles.

L'examen de la pagination et des titres courants montre d'ailleurs que l'ouvrage fut composé en trois fois. Pendant les 128 premières pages (sur 200), la pagination est en chiffres droits et les titres courants sont ainsi disposés :

au verso : A Monsieur ;

au recto : le nom du destinataire de l'épître. Puis, de la page 129 à la page 152, c'est-à-dire pendant trois feuilles, la pagination est en chiffres italiques, et les titres courants sont ainsi disposés :

au verso : Epistre ;

au recto : à Monsieur et le nom du destinataire. Enfin, de la page 153 à la fin, on revient au système des 128 premières pages ; de sorte que, en haut des pages 152-153, où les deux systèmes sont mélangés, on lit : Epistre \ Rossignol. Or c'est précisément à partir de la page 1 5 3 que les fautes deviennent nombreuses. Pour ne parler que des fautes d'impression évidentes, c'est-à-dire de celles que j'ai pu me permettre de corriger », elles sont au nombre de trente-huit,

1. Voy. Lettres de Balzac à Chapelain, la plupart non imprimées : lettre du 20 août 1646. L'allusion vague de celte lettre est précisée par une lettre du 5 septembre.

2. Telles que : flotte pour Flotte, ny pour n'y, n'y pour ny, grand

dont trois seulement se trouvent dans les 152 premières pages. Il est donc évident que Bois-Robert donna d'abord à l'imprimeur ses vingt-quatre premières épîtres, dont les épreuves furent corrigées tout à loisir ; il lui en fît ensuite parvenir cinq (xxv à xxix), qui furent également revues avec soin ; enfin, au dernier moment, il lui en envoya un paquet de dix (xxx à xxxix), et le volume fut imprimé hâtivement sans que les épreuves de ces dix épîtres eussent été corrigées : une autre preuve que l'impression de ces dernières se fît rapidement, c'est que, comme on le verra dans mes notes, plusieurs d'entre elles furent écrites par Bois-Robert moins d'un mois avant que le volume ne sortît des presses de l'imprimeur.

Mais, si les coquilles proprement dites sont à peu près cantonnées dans les quarante-huit dernières pages, la ponctuation est extravagante d'un bout à l'autre du volume. Au hasard, on a saupoudré le texte de virgules, de points, et d'autres signes : non seulement des virgules tiennent lieu de points, mais à chaque instant (plusieurs fois par page) on a même mis des points pour des virgules ! Dans cet état, le texte est absolument incompréhensible à première lecture, et c'eût été desservir l'auteur que de reproduire cette ponctuation ridicule qui n'est certainement pas de lui. Je l'ai donc refaite entièrement, car elle n'était même pas corrigible.

Bois-Robert, trouvant qu'il y avait dans ce volume, du fait de l'imprimeur, « plus de fautes que de mots », se préparait, après 1659, à en donner « une seconde Edition plus correcte » : ; mais la mort l'empêcha de mettre son projet à exécution.

pour quand, la pour là, là pour la, ailleurs pour aiviser, a pour à, à pour a, flurir sous pour fleurir dessous, j'alouse pour jalouse, etc.. 1. Epistres de 1659 : Advis.

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