‹ Épistres en versChapitre 18 sur 177 · DE GOMBAUT · texte numérisé non relu

DE GOMBAUT

de paraître : « il faut que je me sois très mal expliqué sur le sujet du nouveau livre de l'Abbé C[omique]. Je le trouve absolument mauvais, et si mauvais, que je penserois luy faire faveur & mentir de la moitié si je disois :

Sunt mala sunt quœdam mediocria, suut bona nulla. , O frigidissimum et insulsissimum scurram ! o togatum mancipium ! o natum ad servitutem pecus ! En effet, comme son Esprit est d'un Poète vulgaire de la vieille Cour, son ame est d'un Esclave confirmé de cette cy... » (Id., lettre du 24 sept. 1646).

Cette bilieuse invective de Balzac contre sou bienfaiteur est, sinon excusée, du moins expliquée par le fait que, dans sa première épître (v. 129-132), Bois-Robert ne le compte pas au nombre des « grands esprits », et, circonstance aggravante, range parmi ceux-ci François Guyet, l'ennemi de Balzac (sur cette dernière inimitié, voy. Ch. Drouhet, Les originaux du « Barbon »).

Sur l'ingratitude des amis de Bois-Robeit, voy. aussi : Epistra de 1646: Ep. m, v. 43-48; Epistres de 1659: Livre Ier, Ep. 1; Livre IV, Ep. xi, v. 25-42.

1. Jean-Oger Gombauld (a) (1590 ?-i666) est alors gentilhomme ordinaire de la chambre du roi (Voy. Lettres de Gombauld : Privilège du Roy). Il a environ 56 ans. Son dénuement est extrême (Tallemant : III, 250) ; pour se procurer quelque argent, il est en train de préparer l'édition de ses Poésies et de ses Lettres, qui paraîtront quelques mois plus tard.

Les belles stances ci-dessus ne seront pas recueillies par l'auteur dans son volume de Poésies.

(a) Et non pas de Gombauld.

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