‹ Épistres en versChapitre 75 sur 177 · Cf. Ep. m et ix · texte numérisé non relu

Cf. Ep. m et ix

Ce m'est bien force enfin d'en desloger ; Si j'ay raison, tu le pourras juger.

J'ay sur toy seul fondé toute ma joye, Et le Destin ne veut plus qu'on te voye : Tant d'importuns qui t'obsèdent souvent, Tant d'affamez qui se paissent de vent1, Et dont tu fuis justement la rencontre, Font que tres-peu ton visage se montre. Comme nos soins, nos vœux sont superflus ; Prince Eminent, on ne te verra plus.

Il naist sans cesse obstacle sur obstacle, On ne peut plus t'aborder sans miracle, Et pour sçavoir le jour, l'heure, & le lieu, Il faut bien estre en la grâce de Dieu. Depuis vingt jours, je n'ay peu d'une œillade Flatter l'ennuy de mon esprit malade.

J'atteste Auvry2, Plessis3, & Penacors* Que pour cela j'ay fait tous mes efforts ;

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