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ÉPITAPHE D'UN CASSEUR DE PIERRES

Ci-gît un tel qui cassa des cailloux Et qui les mit en tas au bord des routes. Certains semblaient de la mie où la croûte Reste attachée : ils étaient blancs et roux.

C'est, pour un pauvre, un bien triste mirage Qye les cailloux qui simulent des pains ! Il les mouillait, pour en nourrir les siens. De la sueur coulant de son visage.

Il est tombé pour sauver son pays.

Qyand on fouilla dedans sa gibecière, On crut d'abord y trouver une pierre :

C'était du pain à la longue durci.

A ses enfants qui sont dans la misère

On Ta donné, et ils ont bien compris

Le grand miracle autrefois accompli

Dans la sueur du visage du père.

IL A ÉTÉ TIRÉ DE CET OUVRAGE 25 EXEMPLAIRES SUR PAPIER A LA FORME DU JAPON (I A XXV), 50 EXEMPLAIRES SUR VERGÉ DE HOLLANDE (XXVI A LXXV) ET MOO EXEMPLAIRES SUR VERGÉ PUR FIL LAFUMA (1 A 1.100) OyE L'ON ACHEVA D'IMPRIMER LE 10 JANVIER MCMXXI SUR LES PRESSES DE L'ART CATHOLIQUE

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