‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 2)Chapitre 107 sur 421 · FRANÇOISE GRIVEAU · texte numérisé non relu

FRANÇOISE GRIVEAU

Sur une lame de cuivre fixée au même pilier était gravée cette inscription :

4120. - A LA MEMOIRE DE FEUE NOBLE FEMME FRANÇOISE GRIVEAU, VEUFVE DE FEU NOBLE HOMME MAISTRE JEHAN yYON, DE NOBLE RACE DE LA VILLE DE DlJON, CONSEILLER DU RûY ET L’UN DES CENS GENTILSHOMMES DE SON HOSTEL ^ .

Armes. Vyon : D’azur au chevron d’argent accompagné de trois têtes de lion arrachées d’or. Ms. A2, p. 25 o.

Au-dessous on lisait le sonnet suivant :

4121. VoïC Y VOSTRE MIROIR, FEMMES PARISIENNES,

Venez vous y mirer : c’est Françoise Griveau,

Race des Antonis, qui gist en ce tombeau,

Race des Charteliers, races très anciennes;

Pieté, charité, touttes vertus chrestiennes

LuiSOIENT DES SA JEUNESSE EN SON CORPS CHASTE ET BEAU;

Elle fut jeune veufve, et aultre amour nouveau Ne la put oncq toucher d’amours CYTHERIENNES;

Jean Vyon, son espoux, seul emporta son cœur.

Elle a aimé surtout son Dieu, son créateur,

Et trois filles qu’elle a heureusement pourveues.

Elle a vescu ça bas quatre vingts ans et plus,

Soulageant, revestant de Christ les membres nuds,

Et en reçoit au ciel la récompense deue.

Ms. A2, p. 25o.

(l) Une note du ms. A2 constate que cette dédi- son testament, l’an 1587. Il n’a subsisté aucune cace était suivie d’une fondation que Françoise mention de cet acte ni dans les titres ni dans le Griveau avait faite en l’église de Saint-Côme, par martyrologe de la paroisse.

Epitaphes fixées au mur de la chapelle, contre la rue des Cordeliers :

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