‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 2)Chapitre 109 sur 421 · PIERRE I)U PU Y · texte numérisé non relu

PIERRE I)U PU Y

Épitaphe gravée sur une table de marbre noir avec encadrement de marbre blanc orné d arabesques, soutenant une corniche sur laquelle était posé un petit

!l) Cette partie de l’inscription ne figure pas dans le texte de Lemaire. Quant à Millin, il a négligé, comme d’habitude, de transcrire les détails de la fondation. Le martyrologe de la paroisse porte que l’on devait célébrer pour Charles Loyseau un service complet et douze messes par an, pour il livres, i4 sous. (Arch. nat. , LL. 6g A , fol. 2l3 v°.)

’r‘ Un demi-siècle après, la veuve de Charles Loyseau le fils avait demandé qu’une autre épitaphe fût apposée contre le mur de la chapelle, dans une disposition symétrique à celle dont nous publions le texte. Une délibération de rassemblée des marguilliers, du 20 novembre 1729, nous apprend que l’on a décidé de s’entendre avec les héri¬

tiers de madame Lechassier, veuve de M. Loyseau, «pour l’epitaphe qu’elle a desirée d’etre mise dans

l’eglise, par son testament du 27 may 1724, .

au mur de la rue des Cordeliers, contre l’autel de la Vierge, pour faire parallèle à celle qui est de l’autre côté de la croisée. » (Arch. nat., LL. 696,

(3) Millin, qui a traduit inexactement le mot Puteanuspar Pithou, observe que «-tous ces Pithou étaient les descendants des deux célèbres frères Pierre et François Pithou , et que M. Groslev ne les a pas nommés dans la généalogie qu’il a donnée de celte famille. * {§aint-Côme , p. i5). Il n y a rien d’élonnanl h cela, puisque ces épitaphes se rapportent non à des Pithou , mais aux frères Dupuy.

autel portant un vase funèbre orné de guirlandes et à demi enveloppé d’un linceul, avec un cartouche armorié, timbré d’un casque; le soubassement était décoré d’attributs funéraires, avec une tête d’ange au milieu en guise d’agrafe, qui soutenait une draperie :

1423.- PETRUS PUTEANUS, ClAUDII PüTEANI, Il SENATORIS AMPLISSIMI, FILÏUS , || ex Claudia Sanguinea, filia Barbaræ Thuanæ, || quæ fuit Christophori Thuani, senatus principis, SOROR, U Clementis Puteani, juris ævo suo peritis-

SIMI, NEPOS, || OPTIMIS PARENTIBUS OPTIME RESPONDIT ; || DOCTRINA , PIETATE, PRU- DENTIA, FIDE, GRAVITATE, || CONSTANTIA PROBATISSIMUS , || REGI A CONSILIIS ET BIBLIO- THECIS , || IMPERII GALLICANI JURA EXEMPLIS SUMMO LABORE PROVISIS, || REM PUBLI- CAM MINISTRANTIBUS CONSULTISSIME SUGGESSIT, |] PROCERUM ET CLARISSIMORUM UBIQUE VIRORUM OFFICIIS, || OBSERVANTIA, FREQUENTI CONVENTU CELEBRATISSIMUS; || VIXIT ANNOS LXXI, MENSEM UNUM. || HlC S1TUS, XIX KALENDAS JANUARII, ANNO CHRISTI M DCLII, || IMMORTALIS VITÆ PER CHRISTUM GRATIAM EXPECTAT.

JACOBUS PUTEANUS, FRATERNÆ GLORIÆ CONSORS, || ORBITATIS SUÆ MCESTITIAM || NlCOLAI Rigaltii VERBIS AMICITIÆ VETERIS HONOREM TESTANTIBUS, Il QUANTO PER CHRISTIANÆ MODESTIÆ PRÆCEPTA FAS EST SOLATIO || CONSOLATUR.

Armes. D’or à la bande de sable chargée de trois roses d’argent; au chef d’azur chargé de trois étodes d’or.

Ms. F’, p. 24i; - — Lemaire, 1. 1, p. 384; — Brice, t. III, p. 245.

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