‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 2)Chapitre 136 sur 421 · CEST ELOQUENT BERSON ;2>, QUI FUT L’UN DES ORACLES · texte numérisé non relu

CEST ELOQUENT BERSON ;2>, QUI FUT L’UN DES ORACLES

Dont se souloit servir le Pere des miracles Pour deffendre l’eglise en nos siècles pervers, Sert maintenant icy de nourriture aux vers.

Car Paris qui le vit naistre, fleurir et croistre Et qui dedans son ciel le vit encor paroistre Comme un astre qui fut des astres le plus beau, Luy preste en divers temps le bers et le tombeau.

(1) Sauvai avait signale ce mausolée dans les termes les [dus élogieux :

ffLe tombeau du comte de Carpi, écrivait-il, consiste en une seule ligure de cuivre à demi couchée sur un lit de même matière. Cette figure est fort estimée en toutes ses parties. Sa cuirasse est chargée de demi-reliefs travaillés avec une patience toute extraordinaire. Ses jambes sont croisées fort naturellement l’une sur l’autre, mais sa main droite surtout porte si bien sa tête et sa tête repose si bien sur cette main , que ce n’est pas sans raison que ce mausolée passe pour une des principales beautés de cette ville. Elle est du bon goût et faite dans le bon siècle. " (T. I, p. 468.)

Piganiol s’est montré plus sévère dans son appréciation :

tfL’on avoue que celte figure est d’un dessin assez correct pour un siècle où le bon goût des arts

commençait à naître en France; mais nous nous garderons bien d’en faire une des principales beautés de la capitale, en copiant Sauvai." (T. VU, p. i5.)

(2) Le ms. B1 porte ici en note : rrC’est Gerson." Outre que l’on ne voit pas pour quel motif l’on aurait placé, en i6o5, ces deux inscriptions dans l’église des Cordeliers en l’honneur de Gerson, il est bien évident, d’après certains détails du texte, qu’elles ne peuvent se rapporter à lui. Aussi d’Hozier a-t-il eu raison d’inscrire en marge le nom de Berson, puisque le personnage dont il est ici question est rrfrere Jacques Berson" , en son vivant rrrelligieux de l’ordre de Saint-Françoys et prédicateur du Roy«, qui, par un contrat du 9 février 1589, avai* acquis trime rente annuelle de 100 livres, au denier 12, au nom et profit du Grand convent, sans aucune charge". (Arch. nat., LL. i523, p. 2o5.)

Toy doncques qui de loin vas contemplant sa lame, D’un esprit très devost prie Dieu pour son ame. Amen. m. dc v (1).

Armes. D’azur au bon d’or surmonté d'une merlette d’argent.

Ms. B1, p. 2 13.

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