‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 2)Chapitre 153 sur 421 · JEANNE DE NAVARRE · texte numérisé non relu

JEANNE DE NAVARRE

1183. — [Cy gist] madame Jeanne, Royne de France et de Navarre, comtesse de Brie et Champaigne, dame fonderesse du college de Navarre, femme du Roy Philippes le Bel(2). Son régné fut de xx ans et trespassa l’an

MIL CCC IV, LE IIe JOUR D’AVRIL .

Armes. Ecartelé , au î et â de gueules à la chaîne d’or en triple orlc, en croix et en sautoir, qui est de Navarre; au a et 3 d’azur à la bande d’argent accompagnée de deux cotices potencécs et contrepotcncées d’or, qui est de Champagne.

Boutons, fol. 83 v°.

(1) rr En cette eglise, notait Corrozet, reposent les corps de princes, princesses et autres sons sépultures de marbre noir et effigies de marbre blanc et albastre. n (Fol. 83.)

Il est dit, de même, dans la description de l’église des Cordeliers due à F. Scipion de Gonzague, et qui fut rédigée deux ans après l’incendie : ffCbori mediam partem clausuramque occupabant plurima regum, reginarum, principum, episcoporum operosa sepnlchra; qui ut veteres palriarchæ in Hébron terræ propter Christum sancta portiuncula, sic isti in pauperum Fratrum minorum sacro domicilio habuerant sepeliri in volis. n ( Op . cit., p. 1 20.)

L’historien des Cordeliers a décrit brièvement ces mausolées et il a publié le texte des épitaphes, mais après l’avoir préalablement traduit en latin.

Vers la même époque, Corrozet avait imprimé

les inscriptions dans sa Fleur des Antiquitez de Paris; elles furent conservées par Bonfons qui écrivait à ce sujet :

rrLa plus grande partie de toutes ces sépultures et tombeaux et effigies escrites cy dessus ont esté brisez et rompus par le desastre et violence du feu qui advint le 19e jour de novembre t58o; mais pour ce que le premier autheur de ce livre (Corrozet) les avoit longtemps auparavant recueillies et mis en lumière, je 11’ay voulu les osier, aussi que j’espere qu’ils seront restablis avec le temps. n (Fol. 86 v°.)

C’est d’après les textes de Corrozet et Bonfons que les historiens de Paris ont reproduit ces épitaphes.

(2) rr Cette cy est seule, écrivait Bonfons, et son épitaphe est rompu; il n’y a pas longtemps qu’on le voyoit en un tableau escrit à la main , lequel on ne voit plus. n (Fol. 83 v°.)

GRAND COUVENT DES CORDELIERS

Sur une lame de plomb fixée au cercueil de la princesse était gravée cette épitaphe (l) :

1184.- JOANNA, ÜEI GRATIA FrANCIE ET NAVARRE ReGINA, CAMPANIE BrIEQUE COMIT1SSA PALATIN A, ANNO XXXIII ETATIS SUE, INCHOATO A FESTO BEATI HlLARII

m ccc iv, die ii aprilis, feria sexta, apud Nemus Vicenarum diem clausit ex-

TREMUM; SEPULTA VERO FUIT DOMINICA SEQUENTI , IN PASSIONE DoMINI, PARISIIS, APUD FrATRES MINORES, REGNANTE ILLUSTRISSIMO PRINCIPE PHILIPPO, ÜEI GRATIA FrANCORUM ReGE, EJUS DOMINO AC MARITO; CUJUS ANIMA SIT IN PACE '2).

F. de Gonzague, De origine seraphicæ religionis franciscanœ , p. 120 (3).

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