‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 2)Chapitre 170 sur 421 · ANTOINE DE LONGUEIL · texte numérisé non relu

ANTOINE DE LONGUEIL

Son mausolée était placé à droite de l’autel, dans un renfoncement de la muraille, sous la croisée.

Il était représenté gisant sur une tombe levée de pierre, revêtu de ses habits épiscopaux, crossé et mitré, les mains jointes sur la poitrine et les pieds appuyés sur un lion qui tenait dans ses pattes un écusson armorié. Quatre autres écussons étaient gravés aux angles de la table sur laquelle était posée la statue.

L’épitaphe suivante se lisait sur la bordure antérieure de cette table, taillée en biseau :

1203. - CY GIST REVEREND PERE EN DlEU , MESSIRE ANTHOINE DE LONGUEIL, EN SON VIVANT EVESQUE DE LEON, EN BRETAGNE, AULMOSNIER DU ROY, |] CHAN-

rente constituée sur les aydes, à la charge d’une messe tous les jours dans ladite choppelle r>. (Arch. nat., LL. i5a3, p. 280.)

Ce contrat avait pour objet exclusif une fondation de messes dans la Chapelle du Saint-Esprit :

«Par devant les notaires du Roy nostre sire au Chaslelet de Paris soubsignez furent presens en leurs personnes noble homme Mr° Guy de Longueil, conseiller du Roy et secrétaire de ses finances, demeurant à Paris, rue du Puys, paroisse de Sainct Paul, et Jacques de Longueil, sieur de Pou en partie, aussy demeurant à Paris, rue Cliappon, paroisse Sainct Nicolas des Champs, lesdicts de Longueil en leur nom, et Edme Bouclier, baron de La Chapelle, sieur de Flogny, tant en son nom que comme soy faisant et portant fort de dame Catherine de Longueil, sa femme, par laquelle il promet faire ratifier et agreer ces présentes . . lesdicts sieurs et dame de Longueil,

frere et sœur, heritiers de deffunct monsieur maistre Pierre de Longueil, vivant sieur dudict Bon, conseiller du Roy en sa court de Parlement

. disans que par testament et ordonnance de

derniere volonté dudict deffunct sieur, mre Pierre de Longueil leur frere, faict et passé par devant Fardeau et Belot, nottaires au Chastellet de Paris, le 24e juing dernier passé, duquel présentement ils ont faict apparoir auxdicts religieulx, gardien et convent desdicts Cordelliers, par lequel appert entre autres choses ledict deffunct sieur de Lon¬

gueil avoir ordonné estre fondé en l’eglise desdicts Cordelliers h perpétuité une basse messe par chacun jour de l’année , pour estre icelle dicte et célébrée en la chappelle desdicts sieurs de Longueil, en laquelle ledict deffunct auroit esleu sa sépulture avec ses ancestres, pour accomplir laquelle volonté seroienl lesdicts sieurs de Longueil, esdicts noms, entrés en conférence avec lesdicts sieurs religieulx, gardien et convent desdicts Cordelliers et en fin seroient demeurez d’accord de ce qui s’ensuict, scavoir est que encores que pour le présent lesdicts sieurs et dame de Longueil ne puissent effectuer ladicte fondation pour l’an à six vingt livres par chacun an, neantmoings desirans de leur part contribuer h l’intention dudict deffunct sieur de Longueil, leur frere, et pour donner plus de subject auxdicts religieulx, gardien et convent de favoriser l’intention d’icelle fondation à perpétuité. . ., ont lesdicts sieurs de Longueil et de Flogny, esdicts noms, de leur pure, franche et liberalle volonté, ceddé, quitté, transporté et délaissé auxdicts religieulx, gardien et convent . , c'est assavoir

deux cent cinquante livres de rente faisant partie de treize cent quarante une livres, quatorze sols, quatre deniers de rente, vendue et constituée par les Prévost des marchands et eschevins de ceste Ville de Paris, par contract du 19° jour d’aoust 1 5 6g , a deffunct monsieur mr0 Pierre de Longueil , vivant seigneur de Bou et d’Evry . •>

(Arch. nat., L. 9 4 -2 . )

GRAND COUVENT DES CORDELIERS

Tombeau d’Antoine de Longueil (l).

CELIER ET PREMIER AULMOSNIER DE LA RoYNE, QUI MOURUT A MAISON, L’AN DE GRACE IJOO, LE AOUST (2).

Armes. D’azur à trois roses d’argent au chef d’or chargé de trois roses de gueules.

Texte d’après le dessin ci-dessus; — Ms. B1, p. 20 h. *

U) Réfaction d’un dessin des Tombeaux de Gaignières (Clairambault) , fol. 216.

Il existe un autre dessin identique dans la

Collection de Gaignières; F. lat. 17026, fol. 5y (‘! Ou le 28, d’après le ms. B1 et d’après Blanchard. ( Les Presidens au mortier, p. A 6 A.)

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