GILLES LE MAISTRE + MARIE SAPIN NICOLAS LE MAISTRE
Le mausolée de Gilles Le Maistre et de Marie Sapin se trouvait à droite de
(1) Gilles de Riant + le 22 janvier. (Bibl. nat. , Cab. des litres, Dossiers bleüs , 56/i.)
(2) Les titres de concession ne nous sont pas parvenus, mais les droits de propriété de la famille Le Maistre paraissent indiscutables, puisque la plupart de ses membres y furent inhumés. Il semblerait même que Marie Sapin avait fait réunir en une seule les chapelles de Saint-Louis et de Saint-Julien, d’après les indications suivantes du Nécrologe :
«Le 20 juin 162/1, sépulture de feue damoyselle Anne Le Maistre, petite-fille de Mn,e la Présidente Le Maistre, faite dans la Cbappelle de S‘ Julien. r> (Arch. nat., LL. i525, fol. 1 23.)
trLe 3o octobre 1626, sépulture de maistreHierosme Le Maistre, seigneur de Beljambe, conseiller du Roy en Parlement, inhumé dans la Chapelle de S' Julien, qui est h M,ne la Presidents Le Maistre. » (Ibid., fol. 126 v°.)
GRAND COUVENT DES CORDELIERS
l’autel, sous le vitrail cle la chapelle. Dans un renfoncement rectangulaire, on voyait la statue du président, à genoux devant un prie-Dieu, revêtu du costume de magistrat et les mains jointes, avec le mortier posé devant lui sur un piédestal; derrière, sa femme était représentée vêtue du costume des veuves et agenouillée comme lui devant un prie-Dieu portant un livre ouvert.
Tombeau de Gilles Le Maistre et de Marie Sapin CL
La niche était encadrée par une sorte de portique formée de deux pilastres, qui soutenaient un entablement orné d’une table de marbre noir sur laquelle était gravée cette devise : Sanctæ meditor pia dogmata legis, entre deux écussons. La base était ornée de même de trois cartouches, celui du milieu incrusté d’une plaque de marbre noir et les deux autres décorés des blasons armoriés.
<l) Réduction d’un dessin des Tombeaux de Gaignières (Clairambault), fol. Ci.
Trois inscriptions gravées sur des lames de cuivre étaient fixées au fond de la niche, sur la gauche des statues.
Celle du milieu était décorée dans sa partie supérieure d’une gravure en creux représentant une Notre-Dame de Pitié, et, auprès d’elle, le premier président, à genoux, le mortier posé à ses pieds, avec son patron saint Gilles debout derrière lui, crossé et mitré et accompagné d’une biche.
L’inscription était rédigée en distiques latins :
1234. — Ægidii Le Maistre, primi in surremo || senatus præsidis, equitis
RELIGIOSISSIMI || AC PUBLICI AM ANTISSIMI , EPITAPHIUM.
Præses ERAM, PRÆSES MORIOR, POST FUNERA PRÆSES Permaneo; recti fama perire nequit.
Ante loco pelli vitæque pericla subire Quam sacra mutari patria sustinui.
Nil regem offendi, nil legem, nil quoque mentem;
Us QUE Plus, CONSTANS, INTEGER EN MORIOR.
Vive meo exemplo, quisquis succedis honori;
MoRTUUS AC VIVUS TAM BENE CLARUS ERIS.
Aidies. D’azur à trois soucis cl’or.
Mss. D, fol. 62 (reproduction figurée); — B1, p. 219; — Bonfons-Rabel, liv. Il, fol. 9 4 ; — Blanchard, Les Premiers presidens, p. 70.
Une longue inscription latine, placée près du premier président, renfermait son éloge funèbre :
1233. — Ægidii Le Maistre, || equitis illustrissimi, primi parisiensis Senatus PRÆSIDIS, ACERRIMI || RELIGIONIS ORTHODOXÆ PROPUGNATORIS , OPTIMI CIVIS, LEGUM || MORUMQUE CENSORIS INTEGERRIMI , JUVENILIUM IN JURISPRUDEN||TIA LABO- RUM, PUBLICI NEC INFREQUENTIS AUDITORIIS ET CENTUM|| VIRALIS JUDICII IN ORDI- NARIA JURIS PROFESSIONE GLORIA CONS||PICUI, DISERTISSIMORUM EXINDE TOGATO- RUM ET ORACULI BASl||LICANI FACILITER PRINCIPUM . ADSCRIPTI, STATIMQUE AB
Hen||rico tunc Galliarum Cæsare, ducatus Armorici cura patro||cinioque
DONATI, SUARUM ITIDEM INDUSTRIÆ , PROBITATIS ET DILIGEN||TIÆ FAMA IN PATRO- NATU REGIO VIRIS CUM ECCLESIASTICIS ( RECUPERAN||TORIO LICET INTERDICTO SUAM IN EO MUNERE POSSESSIONEM TUTAN||TI BUS , ) TUM LAICIS POTENTIORUM FAVORE CERTANTIBUS, JUDICE || VEL ETIAM FRANCISCO, HUJUS NOMINIS REGE PRIMO, NIHIL- QUE LOCI || DIGNITATE PERSONÆ NOVITATE PROPHAN ARI METUENTE, SIC || OPTIMORUM INGENIORUM ÆSTIMATORE SAGACISSIMO PRÆFERRI PROMERITI, SCHEMATE DEMUM QUARTI PRÆSIDIS AB INAUGURATO REGE, PA||TERNÆQUE VIRTUTIS HEREDE, HeNRICO II0, DECORATI, POSTREMO DEMUM || REGIS EJUSDEM BENEFICENTIA ET INCREDIBILI BONO- RUM OMNIUM VOLUPTATE || QUASI REVOCATA CŒLITUS ÆQUITATE IN AMPLISSIMAM PRÆSIDIS PRIMARII || SEDEM EVECTI , AC EOQUE CONSTANTER ET INTREPIDE GERENDO MUNERE (UT |l NEC A CETERIS ) NULLO DIGNITATUM , INTERDICTIONIS , STIPENDIORUM ABNE||GATIONIS SUPPLICIORUM AUT NECIS METU, NULLA ETIAM BONORUM QUAN|| TUMVIS TIMA CONDITIONE COMPENS ATIONEVE UNQUAM ADDUCTI , TAN||D£M VERO
GRAND COUVENT DES CORDELIERS
TEMERATÆ PIETATIS DIREPTARUM CIVIL! TUMULTU, NUN||QUAM ANTEA PER UNIVER- SAM GALLIAM PERICULOSIORI, SACRARUM ET || PROPHANARUM ÆDIUM , SUBLATÆ Se- NATUS AU CTORITATIS , VIOLATÆ JUSTl||TIÆ, CONQU ASS ATORUM NOBILITATIS VIRIUM ET EFFRENATÆ ORDINUM || OMNIUM LICENTIÆ, FLETU ET DOLORE PLUS QUAM QUOTI- DIANO CONSUMPTI || OPTATISSIMÆQUE IN CHRISTO MORTIS, ANNO ÆTATIS SUÆ LXIII, VOTA || CONSECUTI, MANES ET DIGNAM ÆTERNITATE MEMORIAM LIBERI NE||CESSARII- QUE SUPREMIS IN EUM OFFICIIS FUNGENTES, HOC ELOQUIO DONAVERE. || GENERATIO RECTORUM BENEDICETUR. || REQUIESCAT IN FACE. AMEN.
Mss. D, fol. 63 (reproduction figurée); — B1, p. 217.
L’épitaphe collective de Gilles Le Maistre, de sa femme et de son fils se trouvait près de la statue de Marie Sapin. Elle était gravée sur une lame rectangulaire de cuivre et encadrée par deux cariatides sortant de leurs gaines, qui
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Épitaphe de Gilles Le Maistre, de Marie Sapin et de Nicolas Le Maistre l‘L
(1) Réduction d’un dessin en noir et en couleurs de la Collection de Gaignières; ms. D, fol. 61.
Il existe une série d’autres dessins des épitaphes
de la famille Le Maistre dans les Tombeaux de Gaignières (Glairambault), fol. 32 à 36.